« C’est grave, car il s’agit d’un vote communautaire », a commenté Patrick Devedjian mercredi 9 mai sur La Chaîne Parlementaire (LCP). Le député UMP et président du Conseil général des Hauts-de-Seine faisait ainsi référence au vote des musulmans qui, selon une étude d’OpinionWay, ont voté à
93 % pour François Hollande lors du second tour de l’élection présidentielle.Le député UMP a semblé outré par le score de 93 % qu’il a répété par deux fois. Mais quel est le problème ? « Par exemple, aux États-Unis, l’attitude des républicains a conduit la communauté noire à voter systématiquement pour les démocrates. C’est un handicap pour un parti politique, et c’est aussi quelque chose de grave pour l’unité d’une nation », a-t-il expliqué. Les journalistes de LCP lui ont demandé s’il ne pensait pas que c’était de la faute de Nicolas Sarkozy qui avait mené une campagne stigmatisant les musulmans. Une question demeurée sans réponse.
En revanche, le politicien a préféré parler du vote des étrangers auquel il s’oppose car il dit craindre « une citoyenneté à deux vitesses » et « la création d’une nouvelle catégorie de dhimmis », de « citoyens de seconde zone ». « Comme d’habitude, c’est la gauche qui a agité le chiffon rouge du vote des étrangers », a-t-il affirmé.
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