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Les raisons d’ une opposition claire au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l’homoparentalité

En lisant un article à charge contre de jeunes musulmans  » homophobes  » en Belgique, nous décidons de publier une tribune libre d’un non-musulman  » Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l’ homoparentalité « .
L’article en question :

  • Belgique : Les jeunes musulmans plus homophobes que la moyenne

L’homophobie en baisse en Belgique, sauf chez les jeunes hommes musulmans : c’est une étude de la KUL qui le dit.

Un jeune musulman sur cinq « évite le contact avec les homos »L’élément religieux joue un rôle primordial dans l’homophobie, note l’auteur de l’étude le professeur Marc Hooghe. Un problème connu qu’il faut relativiser, réagit Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme. […]

L’étude se base sur des points donnés à une série d’affirmations auxquelles les participants devaient répondre. A l’affirmation « J’évite le contact avec les homosexuels », 21,8% des musulmans ont répondu « oui » (contre 20% en 2008), sept fois plus que les laïques et quatre fois plus que les catholiques. […] A l’affirmation « J’estime qu’on ne peut pas faire confiance à un homosexuel », 11,7% des musulmans ont répondu « oui » (8,7% en 2008), soit 4 fois plus que les laïques et cinq fois plus que les catholiques. […]

RTBF


La tribune libre de Mr Georges Tevilo

I.  Le langage 

La normalité.

L’habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser systématiquement les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d’orientation sexuelle normale ou d’orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement de valeur sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentalité.

Des mots précis.

L’emploi d’un même terme pour désigner deux réalités différentes conduit à des confusions.

On ne peut donner un même nom, en l’occurrence « couple » à l’union homosexuelle et à l’union hétérosexuelle. En effet l’union d’un homme et d’une femme est différente de l’union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l’homme est identique à la femme.
De plus il n’y a pas égalité entre un comportement sexuel normal et une orientation sexuelle déviante.
Enfin l’homosexualité est une forme d’ intolérance à l’altérité sexuelle alors que l’hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle.
L’utilisation d’un même terme, « couple » pour désigner deux réalités différentes, et même antagonistes, est anormale .

A deux types d’unions différentes il faut donner des noms différents : « couple », comme on l’utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme « paire » car cette union concerne deux personnes de sexe identique.
Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l’occurence le mariage, pour des unions qui sont antagonistes.

II.  La loi et le mariage 

Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu’elle soit, ne confère aucun droit.

Le mariage ne crée ni une injustice ni une discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l’orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se marier.
Il n’y a pas égalité biologique entre un comportement hétérosexuel et un comportement homosexuel. Malgré le chantage à l’homophobie , le législateur n’a pas à modifier le mariage sous prétexte que les homosexuels sont incapables d’y accéder, cela d’autant plus qu’ avec le mariage, le plus souvent, un tiers est concerné : l’enfant .

III.  L’enfant 

Le législateur, par le mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître.

S’il est exact que des homosexuels peuvent avoir la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité comme une forme de paternité apparaît inintelligible, l’enfant ayant un état civil et donc un régime juridique clair. S’agissant d’homosexuels cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. Si le couple est composé de deux personnes c’est qu’il y a deux sexes différents, Le chiffre « 2 », en tant que tel, n’ouvre aucun droit.

Si l’on autorise l’adoption d’un enfant par deux hommes ou deux femmes, on ne voit pas pourquoi l’on refuserait un cadre juridique à 2 hommes et 3 femmes qui souhaiteraient élever un enfant ensemble.Une fraction du lobby homosexuel souhaiterait assimiler le couple avec enfant et une paire d ‘ homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes d’accès au mariage et à l’adoption peuvent de ce fait apparaître comme destinée à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne. Cette instrumentalisation de l’enfant au profit des parents adoptifs pose un vrai problème d’éthique.De même les maltraitances d’ enfants doivent être sanctionnées si des parents sont indignes. Les enfants placés dans une famille d’adoption doivent y retrouver le père et la mère qui leur manquent. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste obligés de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire elle existe de manière traditionnelle pour que des enfants puissent être adoptés par leur oncle, leur tante, ou un autre membre célibataire de sa propre famille. Le principe en a été depuis dévoyé. C’est au législateur de prendre les dispositions pour que soit respecté l’esprit initial de ces formes d’adoption.IV Non au mariage pour les gays 

Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l’union d’un homme et d’une femme car cette union est vitale pour assurer son avenir.
La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel individu sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit.
L’homosexualité a toujours existé. Elle est admise par notre société. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.

Par Georges Tevilo
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