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Les onze années d’intervention militaire de l’Otan n’ont rien changé…

Bilan dans Le Point sur la guerre menée en Afghanistan : condition féminine, éradication des talibans, les onze années d’intervention militaire de l’Otan n’ont rien changé…

Les Français peuvent être fiers du travail réalisé pendant onze ans par notre armée. ( Jean-Yves Le Drian).

«Le retrait d’Afghanistan, c’est maintenant.» C’est par cette phrase que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signifié dimanche au Parisien le coup d’envoi du départ des troupes françaises d’Afghanistan (3 400 soldats). […]

Le 9 juin dernier, ce sont quatre soldats français qui ont été abattus au cours d’une attaque d’insurgée, portant à 87 le nombre de militaires français tués depuis le début de la guerre en 2001. «Et on ne parle même pas du nombre considérable de blessés, dont certains demeurent amputés et handicapés, sans oublier les traumatisés», rappelle Mariam Abou Zahab, chercheuse au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri).

Inscription de tout parti politique, ou liberté de la presse, l’Afghanistan de 2012 n’a plus rien à voir avec son passé. […] «Tous ces acquis demeurent extrêmement fragiles car ils ont été imposés et ne répondent pas à une évolution de la société», analyse Karim Pakzad. La preuve, «en zone rurale, le statut de la femme n’a pratiquement pas changé, tout juste ont-elles gagné un peu en sécurité», note Mariam Abou Zahab.

«La société afghane demeure extrêmement rigoureuse en termes de lois islamiques», renchérit Karim Pakzad. «Si les talibans ont pu y faire leur nid, c’est qu’ils disposaient d’une base en ce sens.»

Le Point

 

Il est très peu probable que les talibans gagnent la guerre qu’ils mènent depuis dix ans contre le gouvernement afghan et ses alliés étrangers, a admis l’un de leurs chefs lors d’une interview publiée dans le respecté magazine britannique New statesman.

L’identité de ce chef taliban n’est pas révélée, mais l’entretien a été conduit par un expert de la question, Michael Semple, ancien représentant des Nations unies en Afghanistan, qui travaille à présent pour le Centre Carr des droits de l’Homme de l’université de Harvard.

« Il faudrait une sorte d’intervention divine pour que les talibans gagnent cette guerre », a estimé ce chef des rebelles, que le magazine surnomme Mawlavi (mollah). « Les imaginer s’emparer de Kaboul relève du très long terme. »

http://tempsreel.nouvelobs.com

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