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L’immigration est une chance pour le système scolaire français

Pour la directrice Marie-Rose Moro, pédopsychiatre et directrice de la Maison de Solenn, Maison des adolescents de Cochin, l’immigration est une chance pour le système scolaire français.

C’est une chance inouïe d’avoir dans une même classe des cultures différentes, des enfants polyglottes. La France de demain, c’est eux.

Vous êtes vous-même un exemple de l’école de «la diversité». Que mettez-vous derrière ce terme et en quoi est-ce une chance ?

Fille d’Espagnols, je suis arrivée en France, dans les Ardennes, à l’âge de neuf mois. C’était dans les années 1960. […] Je ne crois pas à l’idée largement partagée d’un âge d’or de l’école des Trente Glorieuses qui accueillait merveilleusement les enfants de l’immigration. Être enfant de migrant à l’école française n’a jamais été facile. [.]

Edgar Morin disait récemment que si on avait tant de mal à accueillir les migrants, c’est qu’on ne croit plus au lien social. Je pense qu’il a parfaitement raison. Je ne suis d’ailleurs pas contre l’entraide au sein même de la communauté. Ça ne nous choque pas pour les Asiatiques, alors pourquoi les Maghrébins n’auraient-ils pas le droit de s’entraider ? […]

Vous citez l’historien Pap Ndiaye et sa notion d’identité cosmopolite. Pourquoi a-t-on tant de mal en France à promouvoir cette idée ?

Cela fait un bien fou de voir l’identité multiple, mouvante, épaisse que j’ai acquise enfin théorisée en France. C’est tellement anglo-saxon comme idée ! Finalement, Édouard Glissant dit la même chose avec ses mots de poète : plus on accepte les singularités, plus on accède à l’universel.

Vous évoquez un islam qui cristallise les craintes. Comment expliquez-vous que l’école soit l’un des révélateurs de cette xénophobie ?

Depuis quelques années, l’islam est en effet devenu un ennemi commun idéal, voire la raison de tous nos maux. On l’a vu pendant l’affaire Merah, qui continue aujourd’hui de déchaîner les passions, mais surtout avec les événements du 11 Septembre. Et il est vrai que l’école continue d’entretenir une discrimination implicite. Il n’y a qu’à lire la récente étude qui révèle qu’il existerait un lien entre prénom et réussite au bac pour s’en assurer. Je ne suis absolument pas étonnée de voir qu’une Madeleine ou un Côme ont plus de chances d’avoir une mention que Mohamed ou Fatima.C’est une réalité qui est connue de tous ceux qui s’occupent des enfants. Et, pire encore, des enfants eux-mêmes. Et c’est de là que viennent les tensions. […]

Est-ce pour cette raison que vous préconisez la discrimination positive ?

Absolument. Et je n’ai pas peur de le dire. Bien sûr, il ne faut pas le faire pendant cinquante ans, mais c’est une phase incontournable. Dans toutes les classes d’excellence devraient être scolarisés des enfants de migrants ou d’un niveau social moins favorisé. […]

Le Point

 

  • La liste des prénoms pour avoir mention «Très Bien» au bac 

 

Canal+ Le Grand journal 

Fdesouche

 

 

  • Avocats et experts-comptables s’unissent pour renforcer l’attractivité de la France dans le domaine de l’immigration

L’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), représentée par David Appia, son président, a signé le 12 juillet une convention de partenariat avec le Conseil national des barreaux (CNB), représenté par son président, Christian Charrière-Bournazel, et le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables (CSOEC), représenté par sa présidente, Agnès Bricard [...]

Domaines de coopérations opérationnelles : [...] L’amélioration de l’attractivité de la France grâce à l’association des avocats et des experts comptables à la réflexion conduite annuellement par l’AFII sur les mesures de nature à renforcer l’attractivité de la France, notamment dans les domaines de la simplification administrative, de la fiscalité, de l’immigration et de l’économie numérique [...]

 

 

lemoci

 

 

  • Un statut des clandestins «dès septembre»

Une circulaire qui précise les critères s’appliquant aux immigrés clandestins voulant régulariser leur situation en France sera publiée «dès le mois de septembre», a annoncé aujourd’hui le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

Ces critères sont «la présence en France, la situation par rapport au travail, la scolarisation des enfants, les attaches familiales» des candidats à un permis de séjour

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls va consulter «largement dans les semaines à venir» les associations, syndicats et organisations concernées par ce sujet», a expliqué Alain Vidalies au cours de la séance des questions au gouvernement au Sénat. […]

«Admettre au séjour est un acte important qui doit être pris en appliquant des règles claires, compréhensibles et objectives. L’objectif est de mettre fin à tout arbitraire», a souligné Alain Vidalies. […]

Le Figaro

 

 

  • «Le vote des étrangers, c’est maintenant !»

Pour Jean-Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France (membre du groupe socialiste et apparenté), le droit de vote des étrangers aux élections locales «doit aussi vite que possible être mis en œuvre» car «c’est un outil d’intégration formidable».

La France n’est pas une nostalgie. C’est un projet. Mieux, une promesse. Une promesse née de 1789 […]

[…] le droit de vote à des étrangers installés en France depuis des dizaines d’années, dont les enfants sont souvent français, c’est un outil d’intégration formidable. Le risque communautariste ? Il existe à court terme, c’est exact. […]

Avoir débat sur cette question, sur la citoyenneté de résidence, sur l’avenir de notre pays, à composition pluriculturelle, fruit de notre histoire et de nos idéaux, nous le devons à nos concitoyens. Faisons de ce débat le point de départ du reflux des idées xénophobes, qui si elles n’ont pas gagné en 2012, ont montré leur capacité à s’immiscer durablement dans le débat politique.

Le score du Front National au premier tour des présidentielles, autant que celui de Nicolas Sarkozy en raison du ton de sa campagne de second tour, révèle une société malade. Une société dont le vivre ensemble est profondément atteint. Et cela va bien au-delà de la situation économique et sociale et de sa traduction politique. La France est une république. C’est une société pluriculturelle, issue de notre histoire, de nos valeurs et aussi – ne l’oublions pas – de nos amours. […]

Stigmatiser, c’est exclure. Refuser de partager des valeurs communes, c’est désintégrer l’ensemble de la République. Nous n’avons rien à craindre de l’immigration si l’intégration fonctionne.[…]

Le Monde

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