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La société française Qosmos, accusée d’avoir fourni à Damas du « matériel nécessaire à la répression »

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) vont déposer plainte, mercredi 25 juillet, contre la société française Qosmos, accusée d’avoir fourni à Damas du « matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de toute opposition politique ou intellectuelle« , selon le texte écrit par écrit Me Patrick Baudouin, de la FIDH, et qui doit être adressée dans l’après-midi à la justice.

L’avocat demande au parquet de « prendre l’initiative d’ouvrir une enquêtepréliminaire ou une information judiciaire » sur la question. « Il a un délai de trois mois ; à défaut, nous nous réservons la possibilité de déposer plainte avec constitution de partie civile » afin qu’un juge soit désigné, a-t-il précisé.

« La société n’a absolument rien à se reprocher et attend sereinement tous les actes d’enquête », a affirmé Me Benoît Chabert, avocat de Qosmos.

« ANALYSE EXHAUSTIVE DE L’ACTIVITÉ DES RÉSEAUX »

Sur son site Internet, la société française explique fournir « une technologie d’intelligence réseau qui identifie et analyse en temps réel les données qui transitent sur les réseaux ». Sa technologie « rend possible une analyse précise et exhaustive de l’activité des réseaux en temps réel ».

La FIDH et la LDH avaient déjà porté plainte contre une autre société française, Amesys, une filiale de Bull, pour des faits similaires concernant la Libye de Kadhafi, cette fois. Les associations lui reprochent « la fourniture au régime de Kadhafi, à partir de 2007, d’un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne »« Ce sont les deux sociétés pour lesquelles nous avons des éléments, mais il y en a sans doute d’autres », a déclaré Me Baudouin à l’AFP.

 

 

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