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L’affaire des quatre moniteurs, dans un premier temps suspendus, avant que la mairie de Gennevilliers ne revienne sur sa décision, pour avoir fait le jeûne du ramadan continue. Samedi, une association de banlieue a porté plainte contre la mairie communiste de la ville estimant que la sanction prononcée au départ vis-à-vis des quatre employés était une « discrimination masquée ». Deux cents personnes se sont même rassemblés dans la soirée devant le bâtiment pour rompre le jeûne lors d’un « iftar géant » (repas pris chaque soir par les musulmans au coucher du soleil pendant le ramadan).Ils demandent des lois spécifiques contre l’islamophobiePorte-parole de Banlieue Plus, l’une de la quinzaine d’associations du collectif à l’initiative de cette rupture du jeûne, Farid Temsamani a demandé « que les sanctions liées à toute forme de discrimination, et particulièrement l’islamophobie, soient portées par des lois spécifiques avec des sanctions beaucoup plus sévères ».Hassan Ben M’Barek, président du Front des banlieues indépendant (FBI), a de son côté précisé avoir déposé plainte auprès du commissariat de Gennevilliers, estimant que le motif invoqué par la mairie, la sécurité des enfants, « masque une discrimination à l’égard d’une pratique musulmane ». Une journaliste de l’AFP a constaté qu’une manifestation organisée samedi par le FBI devant la mairie de Gennevilliers avait réuni moins d’une dizaine de personnes.
Dès septembre, une commission permanente se tiendra avec la communauté musulmane
M. Ben M’Barek est « très loin de tout le travail que nous avons réengagé avec la communauté musulmane de Gennevilliers, et qui avait été engagé depuis de très nombreuses années », a réagi le maire (PCF) de la commune, Jacques Bourgoin. La « mise en place dès septembre d’une commission permanente du dialogue, (…), sur les questions que peuvent rencontrer les musulmans sur la ville », a été décidée lors d’une rencontre vendredi soir avec des représentants d’une association musulmane, a ajouté M. Bourgoin.
L’un des animateurs ne veut pas porter plainte
Samir, l’un des quatre animateurs, a en revanche dit ne pas souhaiter porter plainte. L’article litigieux du contrat de travail des animateurs, qui leur imposait de se nourrir et de s’hydrater « convenablement en particulier durant les repas », a « été retiré, c’était notre objectif premier. Nous souhaitons qu’il le soit définitivement », a-t-il raconté. « On veut avancer dans le débat. Selon moi, chaque personne, en fonction de ses capacités, doit savoir si elle peut faire le jeûne ou pas. J’espère que ce débat va avoir lieu, avec les gens qui peuvent faire avancer les choses », a-t-il encore affirmé.
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