Voici quelques conseils à l’adresse des mères d’élèves voilées qui pourraient, à partir de la rentrée scolaire prochaine, se voir refuser l’encadrement des sorties scolaires de leur enfant en raison du port du voile :
Pour obtenir la suite de nos conseils, nous vous invitons à contacter directement le service juridique du CCIF au 09.54.80.25.93 ou à l’adressecontact@islamophobie.net
L’islamophobie prend de plus en plus d’ampleur. Alors pourquoi ne pas combattre ce racisme en sensibilisant les plus jeunes ? Dernièrement, le Conseil de l’Europe, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) et l’UNESCO ont édité un guide à l’attention des éducateurs pour les aider à combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans. Il devrait être très utile alors même que l’heure de la rentrée scolaire a sonné pour des millions d’écoliers en France.
De plus, dans l’Hexagone, l’école semble être un terreau fertile aux discriminations. Les jeunes filles voilées se voient ainsi refuser l’entrée des collèges et lycées publiques depuis la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école.
A l’époque, l’instauration de cette loi, qui visait clairement les musulmanes, avait stigmatisé la communauté. Et ce n’était qu’un début. Depuis, l’école semble être devenue un haut lieu des discriminations à l’encontre des musulmans comme en témoigne l’affaire de lycéennes menacées d’exclusion pour avoir porté des jupes jugées trop longues par la direction de leur établissement ou la prise de position de l’ancien ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, pour l’interdiction des mamans voilées lors de l’accompagnement de sorties scolaires.
En Suède, pays cité en exemple par le guide, la situation est tout autre. Là-bas, la loi anti-discrimination en vigueur depuis janvier 2009, qui interdit la discrimination directe et indirecte, les incitations à la discrimination, le harcèlement et les représailles, « s’étend aux établissements publics et privés, à la garde des enfants d’âge préscolaire ou scolaire, à l’enseignement primaire et secondaire et aux établissements de formation d’adultes », nous apprend le Conseil de l’Europe.
En France, avec l’arrivée au pouvoir de la gauche, pas sûr que la situation s’arrange. Dernièrement, Vincent Peillon, le nouveau ministre de l’Education nationale a annoncé vouloir réintroduire des cours de « morale laïque » de l’école primaire au lycée dès la rentrée 2013.
Espérons, que la laïcité évoquée là pour rassembler les élèves ne bifurquera pas vers une « laïcité répressive à la Sarkozy-Guéant », expression utilisée par le sociologue Jean Baubérot qui a accueilli avec enthousiasme la décision du nouveau ministre, estimant auprès de l’AFP qu’« on est en train de repartir du bon pied au sujet de la laïcité ». Mais « que peut être la morale partagée dans une société pluraliste et où il y a plusieurs morales convictionnelles différentes ? », s’interroge-t-il « Il ne s’agit pas de porter atteinte à ces morales convictionnelles mais de trouver le fondement partagé qui peut être enseigné sans y porter atteinte », met-il en garde.
Les musulmans de France ne supporteraient pas, une nouvelle fois, d’être pris pour cible au sein de l’école ,qui est censée être un lieu d’intégration.
Téléchargez le dossier Les Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans : Aborder l’islamophobie à travers l’éducation ci-dessous
Principesdirecteurs_FR.pdf (3.04 Mo)
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