» Assalamou alaykoum,Déjà deux ans que cette loi scélérate “anti-voile intégral dans l’espace public” condamne certaines de nos sœurs à l’internement, à la verbalisation voire aux interpellations.Hormis la prise en charge des amendes, pas d’avancées visibles pour faire condamner cette mesure inique et discriminante tant au sein de la Communauté Musulmane que devant les juridictions internationales. D’où l’intérêt, d’une commémoration annuelle pour que la banalisation et l’oubli ne l’emportent pas sur la résistance. Relayer ce triste anniversaire et le commémorer chacun à sa façon en enrichissant les petites initiatives, ce sera toujours mieux que de se contenter du moindre : réprouver en son for intérieur. http://integritydyl.wordpress.com/mes-invites/commemoration-loi-anti-niqab/Wassalamou alaykoum, fraternellement,
La Suisse refuse d’interdire le voile intégral dans l’espace publique
Le niqab supérieur à jamais au dévoilement du visage[1] Par OAW
Les Lois de Dieu supérieures à jamais aux lois de la République
La République a beau répéter et placarder partout que son idole avait le visage dévoilé[2], les vrais Musulmans n’en ont que faire. Leur foi implique, en effet, la croyance au fait que l’Omniscient, le Sage, Celui qui connaît intimement Ses créatures sait mieux ce qui est bon pour eux.
Toute vie en société nécessite l’existence de lois permettant d’encadrer les relations sociales. Ainsi, aucune communauté humaine n’a jamais pu se passer des diverses contraintes de la norme sociale, pas même les mouvements anarchistes. Dans la perspective de la foi monothéiste, la question de l’entité la plus à même d’établir la loi se pose: ce rôle est-il dévolu au Créateur ou à la créature ? Le Coran nous enseigne que Dieu, dans son infinie miséricorde, a révélé une multitude de législations poursuivant les mêmes fins bien que divergentes sur les moyens à mettre en œuvre[3]. Sa dernière législation, la voie (sharia) islamique, intervient à un stade d’avancement intellectuel de l’humanité tel qu’elle demeure valable selon toutes les époques et tous les contextes géographiques, sociétaux, etc. La sharia constitue alors le prototype même de la justice, d’une part du fait que ses principes fixes permettent le jugement eschatologique des hommes selon une matrice unique, mais aussi du fait qu’elle garantit aux individus une égalité de traitement ici-bas, quel que soit l’endroit et l’époque de naissance[4]. La justification de cette inamovibilité est le postulat suivant : les comportements, les sentiments, les aspirations de l’homme demeurent inchangés, même si les formes d’expression de ces derniers changent.
C’est en conservant ces présupposés à l’esprit qu’intervient notre étude du verset relatif au voile intégral : « Ô toi le Prophète, dit à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants d’abaisser/d’approcher sur elles une partie/un pan de leur jalabib (grand voile couvrant l’intégralité du corps) »[5]. Que tous ceux qui considèrent que le niqab n’a rien à voir avec l’Islam consultent les œuvres d’exégèse (tafassir), celles d’Ibn Kathir et Jalalayne pour les plus célèbres, à l’entrée de ce verset et osent encore maintenir leur opinion d’antan en jurant par Dieu ! Le niqab fait donc bel et bien partie de notre législation et contribuer à l’interdire revient donc à voler le rôle de Législateur à Dieu et à s’opposer à ce qu’Il prescrit/aime. Malheur donc aux insouciants ! En outre, ce verset vient battre en brèche tout un tas de fausses excuses données pour justifier le port du voile intégral : selon Dieu, ce dernier doit être porté pour deux raisons : être reconnue en tant que musulmane et se voir laissée tranquille par la gent masculine. « Par Ses paroles, cependant, Dieu efface le faux et avère le vrai »[6]
Concernant le 1er point, la communauté musulmane se doit d’être à jamais reconnaissante envers les médias pour avoir intéressé la communauté au port du voile intégral. Des milliers de prêches, des milliers de clics sur des forums ou des sites Internet ont, en effet, sensibilisé les jeunes femmes au fait que le voile historique de l’Islam était bien intégral[7]. D’ailleurs, la simple interrogation des libraires islamiques « de Couronnes » nous confirmera l’affaire : ils vendent autant de voiles intégraux depuis la promulgation de la loi qu’avant son entrée en vigueur et tous reconnaissent qu’avant le débat sur « l’identité nationale »[8] les ventes étaient beaucoup plus faibles. De plus, ce bout de tissu revêt aujourd’hui une signification particulière : il est devenu avec les minarets et le halal un des « symboles » de l’Islam, à tel point que chaque article concernant l’Islam a droit à sa petite photo de munaqibat[9]. Aussi, les porteuses de cette voilette la conservent, malgré les oppressions, les contrôles policiers, les insultes, les crachats, les agressions, tout autant pour exprimer leur fierté d’appartenir à la communauté de Muhammad que pour signifier leur résistance symbolique à l’oppression laïque et islamophobe en Europe.

Concernant le 2nd point, ma propre épouse a commencé à la porter suite à de nombreuses et répétitives tentatives de drague dans le métro parisien ainsi qu’à des attouchements malsains; et ce malgré son port d’une ample djellaba et d’un foulard. Depuis son port du voile intégral, plus aucun homme n’ose l’approcher. Le même témoignage est rapporté par de nombreuses femmes, y compris non-musulmanes, ayant fait l’expérience du voile intégral pour un jour ou deux.[10] C’est d’ailleurs certainement ces retombées positives qui incitent un nombre toujours croissant de femmes l’ayant essayé à en maintenir l’usage au quotidien. L’épreuve de la pratique confirme donc notre titre : Allah a raison et la République a tort. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que ce sont nos députés bien misogynes et bien beaufs[11], ceux-là même qui sifflent Mme Alliot-Marie en tailleur ou Mme Duflot en robe longue, qui se sont justement élevés contre « la burqa » au nom du respect de la femme. La République n’est pas qu’idiote, elle est véritablement schizophrénique.
Les bonnes et les méchants, par Rosita-Fadela Rodriguez
De plus en plus de monde finit par admettre que la loi imbécile, imaginée il y a deux ans par ces intolérants qui n’en pouvaient plus de voir circuler librement des niqabs dans la rue, est injuste et inutile. Sur le plan de l’Humanité, comme sur celui de son application concrète dans l’espace public, les dites lois anti-voile intégral franco-belges ne sont que des absurdités et des exceptions culturelles franchouillardes loin d’être exemplaires.
Au pays des droits de l’Homme, cette loi est liberticide et d’une profonde injustice envers toutes ces femmes emmitouflées qui ont des convictions religieuses hors normes. Comment les certitudes de ces Musulmanes de premier choix pourraient-elles être ébranlées par ce simulacre de dissuasion alors qu’elles ont tenu bon face à l’argumentation poltronne des modérateurs religieux et de leur propre entourage ? Comment pourraient-elles consentir à se soumettre à quelque mesure de coercition et de répression que ce soit, alors qu’elles sont convaincues que la seule soumission admissible en la matière est due à leur Créateur et à Ses injonctions ?
Cette loi anti-niqab, qui ne préconisait que de simples verbalisations, cause d’ailleurs plus de problèmes qu’elle n’en solutionne. Sciemment ou pas, elle est mal interprétée par les forces de police puisque, contrairement aux termes de la loi, elle ne devait pas entrer en vigueur à proximité des Mosquées, ni faire l’objet de contrôles d’identité approfondis et encore moins d’embarquement injustifiés au poste. A cause de cette législation hostile, nombreux sont ceux qui, non seulement parmi les forces de l’ordre mais parmi les simples citoyens, se croient désormais autorisés à donner libre cours à leurs bas instincts ; le voile intégral (niqab) et le grand voile laissant apparaître le visage (jilbab) sont l’objet de tous les abus, non seulement de langage mais de conduite, l’amalgame étant volontairement entretenu entre ces deux tenues islamiques.
Cette loi est d’autant plus scélérate qu’elle s’acharne sur des femmes qu’on pourrait penser fragilisées par un engagement religieux extrême qui les met déjà en porte à faux avec la société et avec leur entourage. En plus de leur isolement spirituel volontaire, celles qui n’acceptent pas de trahir leurs convictions religieuses devraient donc subir la réclusion physique et se laisser dépérir ? Car toutes n’ont pas la chance d’avoir un proche compréhensif qui peut les dispenser de mettre le nez dehors. Rien d’étonnant alors que certaines d’entre-elles soient amenées à transgresser cette loi abusive pour pouvoir subsister. Et, quand elles se voient interpellées sans ménagements ou maltraitées au cours de leur arrestation, ne sont-elles pas obligées de se révolter contre tous ceux qui prennent un malin plaisir à les offenser et même de les mordre quand c’est nécessaire ?
Je suis née musulmane sans grandir dans le respect des règles de l’Islam. Lorsque j’étais jeune et que l’on me demandait si j’étais pratiquante, je répondais que « j’étais musulmane » parce que ma mère me disait que je l’étais, mais je n’avais pas de conviction religieuse particulièrement affirmée. J’étais ce que l’on pourrait appeler une musulmane culturelle. Un peu plus tard, j’ai eu une prise de conscience et ma foi est apparue !
Un passé difficile et trouble
Ma mère est musulmane et mon père ne l’est pas, j’ai grandi dans deux mondes différents et j’ai testé ces deux modes de vie. Ma vie était sans pratique religieuse : je sortais en soirée, je voulais connaître « du monde » et avoir une vie cool, mais, au final, j’ai beaucoup souffert. Accro aux drogues douces, je me levais et voulais directement fumer, j’avais, à l’époque, également énormément de problèmes en cours, avec mes parents et l’ensemble de ma famille, mes amis n’étaient que des idiots, comme moi d’ailleurs…
Et par Allah, je me suis rapprochée de l’Islam grâce à Dieu puis à mon grand frère qui m’a permise d’ouvrir les yeux sur ma situation : j’ai fait mon introspection, je me suis posé des questions existentielles : Pourquoi sommes-nous ici-bas? Quel est notre but dans la vie ? Et depuis je n’ai cessé de me rapprocher de l’Islam, de me rapprocher de Dieu et de comprendre que nous devons tout à Dieu et que sans Lui nous n’étions rien. J’ai alors décidé d’abandonné tous mes anciens amis, j’étais quelquefois toute seule, mais il vaut mieux être seule que mal accompagnée.
Cela fait désormais 2 ans que j’ai arrêté les drogues douces, un peu plus de six mois que j’ai également stoppé la cigarette. Ce qui m’a motivé, c’est le fait de savoir que si je venais à mourir à cause de cela, ce serait considéré comme un suicide ! Je prenais un péché à chaque bouffée, je jetais l’argent par les fenêtres.
J’ai franchi le cap du niqab et j’en suis fière !
Je porte le niqab depuis 3 mois maintenant, je me sens protégée, respectée, car les hommes croyants ou mécréants baissent le regard lorsque je passe. Al hamdulilah, je me sens mieux, je découvre une vie différente, une vie pure et saine, une vie calme et qui m’apprend de Dieu. Au début, mon père n’acceptait pas le niqab, mais son refus a été de courte durée, car il a vite compris que c’était ma vie. Il me fait juste une réflexion de temps en temps lorsqu’il est énervé, parfois il me dit « t’es pas belle comme ça, tu es soumise aux hommes ! » mais par Allah, cela fait un moment qu’il ne me dit plus rien wa al hamdulilah.
Tout est rentré dans l’ordre dans ma vie par La Puissance d’Allah, je ne regrette pas d’avoir délaissé toutes ces bêtises et d’avoir embrassé cette noble religion qu’est l’Islam. Allah guide qui Il veut et al hamduliLlah, Il m’a guidée ! Je me sens privilégiée et je suis heureuse !






















© 2012, ↑ L'Islam en France
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