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Jérusalem occupée: Une famille palestinienne se réfugie dans une grotte

« C’est la terre de mes ancêtres, je n’en partirai pas », clame Khaled Zir El-Husseini, du fond de la grotte où il a trouvé refuge avec sa famille après la destruction par les autorités israéliennes de sa maison, dans un quartier de Jérusalem-est annexé et occupé.

De son ancien domicile, une modeste demeure juchée à flanc de colline dans le quartier de Silwan, ne reste plus qu’un amas de débris métalliques, sur lequel flotte un drapeau palestinien, planté par M. Husseini dans un geste de défi. Et en toile de fond les remparts de la Ville sainte.
« Nous avons été réveillés le mardi 20 août, à l’aube, par des bulldozers de la mairie de Jérusalem fonçant sur notre maison (…) Ils nous ont donné cinq minutes pour partir avant de tout démolir », raconte ce père de six filles, la dernière de quelques mois sur les genoux.

En février, la mairie avait donné l’ordre à M. Husseini de détruire sa maison, mais un appel était en cours, assure-t-il. « La mairie n’en a fait qu’à sa tête, et a envoyé les forces de police détruire la maison », dénonce-t-il.

D’après Human Rights Watch (HRW), les autorités israéliennes ont procédé à la destruction de plusieurs maisons sous pretexte qu’elles sont illégales au cours des derniers jours à Jérusalem-est et en Cisjordanie.

Depuis le 19 août , l’ONG estime à « au moins 79 » le nombre de Palestiniens qui en ont été victimes.
« Quand les forces israéliennes démolissent systématiquement et à maintes reprises des habitations dans les territoires occupés sans prouver que cela est nécessaire d’un point de vue militaire, il semble que le seul but est d’évincer des familles de leurs terres, ce qui constituerait un crime de guerre », a estimé HRW.

Pour sa défense, la mairie de Jérusalem insiste particulièrement sur le caractère illégal et insalubre des constructions. La « baraque » des Husseini était « inhabitable » et se situait « sur un terrain public ayant vocation à devenir un parc national », a ainsi fait valoir une porte-parole de la municipalité.

Mais, pour le père de famille, hors de question de quitter cette terre qu’il dit être celle de ses ancêtres.
« Nous restons ici, même s’ils veulent nous massacrer, nous resterons », jure-t-il, précisant que sa femme, absente, se trouve chez ses parents qui disposent de davantage de place.
Ses filles, l’aînée âgée de 9 ans, qui jouent sur un large tapis étalé sur le sol de la grotte, mangent des chips tandis que leur père fait chauffer du café sur une gazinière portable.

Une télévision a été installée dans un coin, branchée par un long câble à une prise électrique située dans la maison du père de Khaled Zir El-Husseini, dans la rue juste au-dessus de la grotte.
M. Husseini a réussi à sauver des portes en bois de son ancienne maison, qu’il conserve au fond de la grotte, espérant pouvoir un jour reconstruire son domicile.
L’entrée de son logement de fortune n’est séparée de la route principale et de la circulation que par un mur de contreplaqué, et il faut se baisser pour entrer dans l’espace de 15 mètres carrés.

M. Husseini, qui dit n’avoir nulle part d’autre où aller, explique qu’il a tenté sans succès de joindre la Croix Rouge pour recevoir de l’aide.
Il a reçu des dons d’activistes islamistes locaux, ce qui lui a permis d’acheter un canapé et une table à café.

Selon HRW, les forces israéliennes ont détruit les habitations de 716 Palestiniens en 2013, une année qui a vu un triplement du nombre de démolitions à Jérusalem-Est occupée.

 

http://www.almanar.com.lb

 

 

 

 

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