Le livre FoulExpress

Lieu : Gennevilliers
Annonce du 30/01/2010 à 20:45:19
Présentation de Foul Express
Le livre
Foul Express retrace le parcours
d’un jeune ingénieur à travers le monde de la finance. Il y
décrit ses espoirs, ses désillusions, ses questions. Plus qu’un
récit professionnel, Foul Express est un morceau de vie. On y trouve
en vrac un décryptage de la finance, des analyses sociologiques et
quelques rêves d’enfants. Un témoignage sans complaisance.
Foul Express, c’est d’abord l’histoire
d’un blog lancé en 2006.
10 000 lecteurs et près de 4 ans plus
tard, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du livre :
deux cent dix pages initialement vierges que l’auteur a su rendre
vivantes, drôles et touchantes à la fois.
Foul Express est le témoignage de Marwan
Muhammad, un jeune ingénieur qui prend ses fonctions au cœur d’une
salle de marchés, dans une grande banque française.
Marwan éprouve d’abord la satisfaction
d’avoir décroché le poste de ses rêves, lui le fils d’immigré
qui a grandi dans la France des années 80. Le sentiment d’avoir
enfin cassé le plafond de verre et d’avoir touché du doigt la
réussite qu’il convoitait tant. Puis viennent le questionnement,
le doute, la critique et le conflit intérieur avant de finalement
quitter définitivement la Banque.
Une question centrale tout au long du
livre :
Pourquoi ?
Ce pourquoi est une quête de sens.
« Pourquoi mes parents ont
quitté leur pays ? Pourquoi est-ce que j’ai tant voulu
réussir ? Pourquoi est-ce que je me lève chaque matin pour enfiler
ce costume d’employé modèle et pourquoi j’écris ces
lignes aujourd’hui ? »
En tentant de répondre à ces questions au
fil des pages de Foul Express, l’auteur dresse un tableau incisif
d’un monde complexe où les domaines sont interconnectés. Dans ce
monde, des liens de sens apparaissent :
L’élitisme et la soif de réussir se
répondent.
La prédominance de la finance moderne
résulte en un rapport Nord-Sud totalement asymétrique.
L’individu, pourtant placé au centre de
notre mode de vie, subit des souffrances parfois indicibles : la
violence symbolique au sein des entreprises, des modes de
consommation toujours plus aliénants et le paradoxe d’une distance
sociale de plus en plus grande au milieu d’un monde de proximité
physique.
Au-delà des idées qui sont défendues dans
Foul Express, c’est aussi un univers riche d’influences que l’on
découvre au fil des pages : l’Afrique, les rêves d’enfance, la
culture télé des années 80, la vie urbaine, l’Islam et les codes
de l’entreprise cohabitent avec humour et sensibilité dans
l’écriture de Marwan Muhammad.
Enfin, Foul Express crée chez le lecteur un
fort sentiment d’identification. Au travers des appartenances, des
générations et des milieux professionnels, le livre pose des
questions et décrit des sentiments qui nous interpellent tous :
le sens de ce que l’on fait, l’envie de changer le monde, les
petits détails de la vie quotidienne qui en fait n’en sont pas …au
fond, le besoin de retrouver un peu de notre humanité.
Le choix du titre
Le foul est
un plat traditionnel égyptien. Il s’agit d’un plat de fèves et
de crème de sésame qui constitue l’essentiel de l’alimentation
des familles modestes. Il fait référence aux origines de l’auteur
et au miracle économique que représente ce plat, en sauvant de la
famine de nombreux foyers égyptiens.
Express pour
le style d’écriture concis et varié qu’adopte l’auteur. Le
mot évoque aussi le monde des trains et du voyage. Chaque chapitre
est une promenade de mots qui nous fait rapidement passer d’un
décor à l’autre.
L’idée du petit
traité est utilisée ici à
contre-sens. Elle porte la connotation d’un ouvrage classique (et
parfois pompeux), ce que Foul Express s’applique à ne pas être.
Enfin, la référence au système
financier est explicite car il
représente l’essentiel du parcours professionnel de l’auteur à
travers lequel il livre un certain nombre d’analyses.
Les principaux thèmes du
livre
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Finance de Marché
L’auteur
propose un décryptage du fonctionnement des salles de marché,
moteurs de la finance spéculative. Un regard précieux qui
analyse la finance moderne de l’intérieur : sa logique,
ses codes, ses objectifs, ses dérives et les normes
socioprofessionnelles qui les accompagnent
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Rapports Nord-Sud
A
travers plusieurs chapitres, Foul Express explique la façon dont
les relations entre pays du Nord et du Sud ont été établies
après la décolonisation. Le résultat : des rapports de
force économiques entre des pays du Sud surendettés/fournisseurs
de ressources et des pays du Nord créanciers/consommateurs de
matières premières. Ce phénomène a des conséquences lourdes
sur les flux migratoires ainsi que sur la perception respective de
ces peuples.
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Consommation
Marwan
Muhammad montre la façon dont la consommation est de plus en plus
perçue comme un accomplissement en soi, avec des formes
d’aliénation qui frôlent parfois la dérision. « Je suis
ce que je consomme » semble être la devise toujours plus
explicite d’une société qui donne la priorité à l’apparence.
Il en résulte des gestes et des attitudes qui prêtent à sourire
et que l’auteur met en scène.
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Identité
Bien
avant le débat auquel se livre le gouvernement actuel sur la
question de l’identité nationale, l’auteur de Foul Express
fait voler en éclat l’idée d’une identité monolithique.
Lui-même le fruit de multiples influences, Marwan incarne une
identité complexe et multiple.
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Enfance
Foul
Express vous fera plonger dans un univers enfantin : courses
de caddie dans les supermarchés, ballades spatiales et héros de
dessins animés. Certains chapitres du livre sont de véritables
voyages dans un monde où tout est possible. L’auteur a su
garder intacts ses rêves d’enfance et les faire partager au
lecteur.
Quelques extraits du livre
Dans le métro
« Ce wagon, si tout le monde veut y monter, c’est qu’il
nous relie à notre entreprise et que cette dernière est pour
beaucoup dans le statut qu’on nous accorde dans cette société.
D’ailleurs, pour se présenter, les candidats des jeux télévisés
commencent quasiment toujours par décliner leur profession, comme si
elle portait à elle seule la plus grande part de leur identité.
Au fond, on est tous en train de rater un train et, si on en attrape
un, on pense toujours avoir raté le précédent. A poursuivre ce
train, on court après le temps et, comme le temps c’est de
l’argent, on veut tous devenir riche. Au final, quand on est en
retard, on est comme à découvert. »
Dans la banque
Les fausses politesses qu’on s’échange au bureau pour
paraître cool ne dupent que les serveuses du restaurant à midi :
ce pourquoi nous sommes tous là, ce à quoi nous dévouons nos
meilleures années, nos cellules grises et le temps volé de nos
familles n’est rien d’autre qu’un pillage organisé, une course
à l’argent dans un casino de taille mondiale où les voisins de
table ne savent même pas à quoi on joue. Le plus impressionnant,
c’est à quel point on arrivait à se duper nous-mêmes en faisant
comme si ce que nous faisions trouvait ses conséquences dans un
monde virtuel…
Réussir dans l’entreprise est un travail de sape. Si on n’est
pas capable de se faire remarquer comme un élément exceptionnel,
alors il faut progressivement descendre les autres pour pouvoir
exister dans la perception des managers. Lentement, patiemment.
Vipère des machines à café, cafard de réunion-projet, requin de
salle de marchés, chacun son animal fétiche pour trouver
l’inspiration et pleinement accomplir son potentiel de nuisance
professionnelle. Le travail que l’on réalise n’a qu’une
participation toute relative à notre succès. Plus importante est la
perception qu’en ont les autres. Ainsi, un bulleur professionnel
qui sait manier les rudiments de la stratégie peut être assuré
d’être promu régulièrement sans trop se donner de mal. La devise
« faible avec les puissants, fort avec les faibles »
s’applique à chaque rouage de l’entreprise, comme une devise que
tout le monde endosse pour accéder à la Réussite. Il faut des
« plus faibles » pour qu’il puisse exister des « plus
forts ».
Le « Marché » est leur Guide. Il est leur enfant et
leur père à la fois. Ils croient vivre pour et par lui. Ils pensent
à lui, s’inquiètent quand il ne va pas bien, essaient de le
sauver quand il est en crise. Comment va le Marché aujourd’hui ?
Il est tendu, il montre des signes de faiblesse. Son épouse, la
Croissance, a peut-être décidé de le quitter… Le Marché
s’effondre, il plonge, il est en chute libre, il touche le fond et
a du mal à se relever. Dans un contexte favorable, le Marché se
redresse. Quand la tempête Conjoncture gronde, le Marché tient bon…
Rêves d’enfants
Dans mon an 2000 des années 80, on va au supermarché en fusée
Ariane que l’on suspend à des cintres géants dans le
parking-à-fusées. Les mamans entendent tout comme Super-Jaimie et
mettent des coups de karaté aux caissières qui se trompent de prix.
Ken et la Barbie « executive woman » n’ont jamais eu
d’accrochage avec la vie. Ils ont eu une enfance lisse et de bonnes
notes à l’école grâce à l’utilisation intensive de papier
Clairefontaine. Leur maîtresse était la Barbie-lunette. Ken-ATP,
leur chauffeur de bus, veillait à ce qu’ils soient toujours à
l’heure alors que la notre, Ken-FDT, faisait des détours pour
aller jouer au PMU et se mettait en grève quand il perdait au
tiercé.
Lettre à la RH
Je commence à me poser des questions sur les lettres de refus que
je recevais de la part des ressources humaines. Mon profil a
bizarrement « retenu toute leur attention, mais ils ne
pouvaient malheureusement pas donner suite à ma candidature ».
J’ai souvent essayé d’imaginer ce dont ils me parlaient :
une conseillère en ressources humaines qui arrête tout ce qu’elle
fait pendant un moment, durant lequel elle focalise toute son
attention sur mon profil et, dans un élan dramatique, elle se rend
compte que le poste n’est pas fait pour moi. Pourquoi ? On ne
le saura jamais. Par contre, on sait qu’après cette révélation
accablante, la tristesse et le regret se sont abattus sur elle (oui,
les deux en même temps), mettant au jour le même malheur que
d’autres ont ressenti avant elle, celui de ne pouvoir donner suite
à ma candidature. Toute cette effusion de regrets que je recevais
dans des enveloppes pré-timbrées imprimées en série ne me
laissait bien sûr pas indifférent, au point que j’ai décidé d’y
répondre :
« Madame (ou Monsieur) la conseillère RH,
Non, il ne faut pas être triste. Ce n’est pas votre
faute si je ne fais pas l’affaire pour cette offre. Qu’importe si
l’intitulé du poste proposé est ‘recherche ingénieur en
mathématiques financières, avec connaissances en modèles de
volatilité’ et que c’est justement le titre et le contenu de mon
CV. Si vous n’avez malheureusement pas pu donner suite à ma
candidature, c’est que vous aviez senti mieux que personne que ce
poste n’était pas du tout fait pour moi (ou l’inverse).
Permettez-moi de rendre ici hommage à ce courage dont vous avez fait
preuve quand, à votre corps et à votre conscience défendant, vous
avez écrit, timbré et posté de vos petites mains innocentes cette
lettre de refus au verso de laquelle je me permets de vous répondre.
Je me suis appliqué à photocopier ma signature en bas de cette page
pour reprendre vos standards. J’espère que vous apprécierez.
Cordialement. »
Documentaire animalier
La pause matinale de 10h45 nous a permis de conduire des études
détaillées : l’une d’entre elles portait sur les points
communs entre la vie dans la savane et celle dans le monde de
l’entreprise. Fans de documentaires animaliers, il nous fallait
reconnaître, en toute objectivité, qu’il y avait des similitudes
pour le moins frappantes. Il y a les espèces qui broutent et les
prédateurs. Ceux qui broutent…broutent. Les autres mangent ceux
qui broutent. Le fait est que brouter, c’est déjà choisir de ne
pas manger les autres. Mais quand on broute, sait-on vraiment qu’il
existe d’autres choix alimentaires possibles ? Toutes les
petites mains invisibles qui travaillent dans l’ombre des stars de
l’entreprise ne sont pas souvent remerciées pour leur travail, de
celles qui tamponnent les lettres 4700 fois par jour à celles qui
sèchent les assiettes au restaurant d’entreprise de la Société
Particulière. Ces mains appartiennent à des hommes et des femmes
qui ne sont considérés que comme accessoires dans le fonctionnement
de l’entreprise. A coté d’eux vivent les prédateurs, que tout
le monde admire pour leur pelage et leur férocité. Regards sanguins
dans les couloirs en chemin pour des réunions tendues, sourires
carnassiers quand l’argent rentre dans les caisses. Au sein même
du groupe des prédateurs, une concurrence sauvage règne pour savoir
qui sera le mâle dominant de l’année, qui aura le plus gros
bonus… et qui sera convoité par les femelles qui rôdent autour.
La cafétéria du rez-de-chaussée de la Société Particulière (au
fond du hall, après avoir passé Le Bidule) est un cadre idéal pour
observer les luttes de popularité auxquelles se livrent cravates
rayées, chaussures italiennes et escarpins à bouts pointus. On y
sert du café issu du commerce équitable. On y parle sans
distinction d’importance de la Starac, des élections ou de la
dernière Aston Martin…
Africa
J’embrasse une dernière fois ma femme et mes enfants, cette
fois je n’ai plus le temps,
J’ai rendez vous à la sortie du village, là bas un passeur
m’attend…
L’aube se lève à l’horizon, la vapeur des cheminées,
Les premiers rayons du soleil effleurent la pointe du minaret.
Un dernier regard sur cette vie que je laisse derrière moi
Un dernier soir, une dernière nuit que je n’oublierai pas
Un espoir, le rêve d’une vie se rapproche pas à pas,
Dans le miroir, un homme vieilli se rappelle de moi.
Il était moi, il était jeune, il pensait s’en sortir
Moi, qui pense naïvement revenir pour voir mon fils grandir
J’aimerais tant rester, j’aimerais que les choses se passent
autrement,
Mais, pour qu’il ait une chance, je dois partir sur un autre
continent,
Travailler dur, envoyer tous les mois de l’argent au pays
Une lueur d’espoir, construire un avenir pour ma famille.
Au fond d’une cale, à pied, ou caché dans la soute d’un
avion,
A la nage, à la rame, ou planqué à l’arrière d’un camion,
J’irai au bout, j’irai, coûte que coûte même si j’y
trouve ma fin
La mort, au fond, n’est-elle pas le début d’un meilleur
lendemain ?
Une vie juste, douce et paisible pour l’éternité,
La Mort devant qui Dieu nous a tous mis à égalité.
De route en route, les kilomètres défilent dans le rétroviseur,
Cachés dans des tonneaux, on attend le signal du chauffeur.
Tous différents, mais poursuivant le même objectif :
Atteindre l’autre rive, ne pas finir mort sur un récif.
Chaque chose en son temps, pour l’instant c’est la frontière
algérienne
Traversée du désert, puis vers la mer méditerranéenne
Ma bouteille d’eau est terminée, mes forces exterminées,
On compte les heures, on espère tous en être au terminus.
Le chauffeur s’arrête et donne une liasse au garde frontière
Reprend la piste et se gare un peu plus loin dans une clairière…
Les tonneaux découverts, on trouve les corps sans vie de nos
frères,
Des ecchymoses sur leur corps, un dernier espoir dans leurs yeux
ouverts.
Comment l’accepter, tant sont partis mais si peu revenus,
Tant de vies gâchées, de rêves assassinés, d’espoirs perdus…
Encore sous le choc, on enterre les corps à la hâte,
Une dernière prière pour nos frères qui gisent sous cette terre
écarlate.
Leur seul tort : être nés la peau mate sur le sol
africain ?
Au moins, ils n’auront pas à supporter la suite du chemin…
Quelques témoignages à
propos du livre…
« En regardant pour la première fois cet ouvrage à la
couverture rouge et noire, je n’imaginais pas à quel point sa
lecture éveillerait des résonnances en ma mémoire.
FoulExpress. Un titre pourtant bien anodin. Presque mystérieux.
Bien malin celui qui devinerait aux premiers abords la signification
de ce titre. Bien inspiré celui qui saurait préjuger du contenu des
quelques centaines de pages de cette petite perle.
Comme un écho à ma propre expérience, j’ai ri, j’ai souri,
j’ai été émue au fil du morceau de vie que Marwan a su nous dire
au travers de son écrit. J’ai compris qu’il y avait un peu de
FoulExpress en chacun de nous. Ce n’est plus lui que je voyais au
milieu de sa salle de marché, mais moi. [...] La projection que l’on
peut faire de soi et de son parcours en lisant cet ouvrage,
l’identification qui ne manquera pas d’arriver au détour d’une
anecdote : voilà ce qui fait la force de ce traité de vie. »
Saadia, My Woman Magazine
« J’ai d’abord acheté ce livre en me disant qu’à
défaut de m’être utile il serait au moins divertissant. […] En
plus, je pourrai toujours le refiler à mon mari après lui avoir lu
le titre dans son intégralité ( »…petit traité de
déconstruction du système financier »).
Même si découvrir l’expérience d’un ex-trader et sa vision
à propos du monde des finances me plaisait, c’est finalement bien
plus que cela que Foul Express m’a apporté.
Foul Express
dénonce, certes. Foul Express accuse aussi, mais Foul Express amuse
et émeut également. À travers ses 210 pages, l’auteur arrive à
susciter différentes émotions.
Grâce à un style d’écriture plutôt agréable, l’auteur
évoque beaucoup de sujets et très souvent il fait mouche. Que ce
soit en abordant la colonisation, la discrimination, le 11/09,
l’Afrique, la mode ou encore l’économie, Marwan Muhammad prouve
tout au long de l’ouvrage qu’il manie aussi bien la plume que les
chiffres. […]
Les chapitres relatant les souvenirs d’enfance de l’auteur qui
ponctuent l’ouvrage m’ont beaucoup plu également. Ils sont
souvent très drôles. Difficile en effet de ne pas se reconnaître…
En conclusion, je dirais que cet ouvrage est une invitation à la
réforme, ou au moins à l’introspection. »
Katulu
« Foul Express est un livre résolument actuel.
Marwan, jeune diplômé, ingénieur en mathématiques financières,
décroche son premier « vrai » job dans la finance de
marché. La suite?
Ceux qui n’ont jamais sourcillé devant l’expression « rentrer
sur le marché du travail », l’imagineront prometteuse …mais
ceux qui n’y voient qu’une allégorie pour dire « louer sa force
de travail à un système injuste et aliénant » y verront le début
des problèmes…
Marwan faisait parti des premiers, mais il a vite gratté la
couche de verni. Il dissipe le nuage de concepts « compliqués »
derrière lequel le « monde de la finance » se camoufle du regard
des citoyens, premiers concernés.
Foul Express évoque un sujet qui nous concerne tous : le rôle
que nous jouons dans la société et notamment dans le monde du
travail. Quel que soit le secteur, de plus en plus de personnes en
quête de sens se refusent aujourd’hui à être les maillons
complices d’une chaîne destructrice.
L’auteur évoque aussi, en filigrane, d’autres thématiques :
les rapports Nord-Sud, la foi, le capitalisme, la consommation, la
finance islamique…Il crée du lien.
Une écriture innovante et moderne, mêlant récits, poésies,
interviews, humour et analyses sans concession. Ce ne sont pas des
chapitres qui se succèdent mais des « épisodes » et
autant dire que le casting est de taille !
C’est le coup de cœur d’Ishtar, qui a retrouvé dans
Foul Express, ses propres aspirations : relier justice sociale,
justice écologique et spiritualité. »
Mathilde, Espace Ishtar Librairie
A propos des Editions
Sentinelles
Quel est le point commun entre un ingénieur, une institutrice,
deux financières, un informaticien et un étudiant en école de
commerce ?
A première vue, pas grand chose les réunit, et pourtant…
Les Editions Sentinelles sont nées de la volonté commune de
Marwan (dit Mr Stats) et de Carine (a.k.a Mrs Strass) de fonder une
maison d’éditions leur permettant de mettre en avant des ouvrages
proches de leurs préoccupations : des questions d’actualité,
un regard critique et original sur notre société. Très vite
rejoints par une équipe de touche-à-tout talentueux, ils forment
les Sentinelles : des idées, beaucoup d’énergie et une bonne
dose d’éthique.
L’aventure démarre en 2009 avec la publication de Foul Express,
un premier ouvrage qui reflète parfaitement l’état d’esprit des
Editions Sentinelles, de leurs fondateurs et collaborateurs.
Proposer des ouvrages de qualité qui alimentent la réflexion du
lecteur tout en gardant une dose d’humour, parler de sujets sérieux
sans se prendre au sérieux. Voilà quelques-unes des ambitions des
Editions Sentinelles.
Trois nouveaux ouvrages sont prévus pour 2010.
PRIX : 15€