De la burqa au cours de religion sur L¨Islam Le rapport parlementaire sur la burqa (le voile musulman
intégral) doit être rendu le 26 janvier. Mais son texte
circule déjà. Il veut interdire la burqa dans les
services publics. Et il reprend l'idée d'intégrer l'Islam
aux cours de religion d'Alsace-Moselle. Le rapport Gerin (du nom du
député communiste du Rhône André Gerin) a
été écrit dans la polémique. Les
élus socialistes ont claqué la porte, les parlementaires
UMP se sont déchirés. Bref, la mouture remise à
François Fillon, Premier ministre,tente à canaliser les tensions.
Outre le fait que la comission souhaiterait interdire le voile
intégral dans les lieux publics, elle envisage également
d'autres préconisations en faveur de la Commmunauté
Musulmane de France. Est-ce pour mieux faire passer l'interdiction du
voile intégral ?
" Incitant à un travail de "conviction", la mission propose "des actions de médiation",
qui pourraient être entreprises par les conseils régionaux
du culte musulman (CRCM) et une activation de l'Observatoire de la
laïcité, qui n'a jamais été installé
depuis l'annonce de sa création en 2007.
La mission préconise aussi la création d'une "école nationale d'études sur l'Islam".
Suivant le souhait du Conseil français du culte musulman (CFCM),
elle propose aussi la création d'une mission d'information sur
l'Islamophobie. Elle évoque la possibilité pour la
Mission interministérielle de lutte contre les dérives
sectaires (Miviludes) d'établir un état des lieux des
dérives sectaires au sein de l'Islam.
OBSTACLE À LA NATURALISATION
La mission préconise de lutter contre les contraintes
exercées sur les femmes. Elle propose de sanctionner les
prédicateurs qui incitent au port du voile intégral.
La contrainte de porter le voile intégral pourrait être prise en compte dans les demandes d'asile "comme indice d'un contexte général de persécution".
En revanche, cette pratique vestimentaire devrait constituer un
obstacle à la naturalisation - une jurisprudence existe
déjà - et à l'obtention de cartes de
séjour. Faute de consensus, la mission évoque, mais sans
incitation particulière, l'instauration de jours
fériés pour l'Aïd-el-Kébir et pour Kippour,
les principales fêtes musulmane et juive, en substitution
à des jours fériés existants, ainsi que
l'introduction de l'Islam au titre des enseignements religieux en
Alsace-Moselle.
Enfin, reprenant l'un des éléments les plus polémiques du rapport remis, en septembre 2006, par Jean-Pierre Machelon, la mission incite à "réfléchir" sur une hausse du financement des lieux de culte, notamment musulmans. " Stéphanie Le Bars Article du 24/01/2010 / 12:45:32
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