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Née de parents turcs et candidate sarkozyste contre la Turquie dans l¨UE Nejla Yazmis Brandalise s'est engagée
auprès de Philippe Richert, candidat UMP en Alsace, pour les
élections régionales de dimanche. Née à
Barr dans le Bas-Rhin, et de parents turcs, Nejla Yazmis Brandalise est
titulaire d'une maîtrise en Ingénierie et management des
réseaux de commercialisation.
Elle s'est engagée
à l'UMP en 2005, en participant à l'université
d'été du parti. Elle est devenue responsable adjointe des
jeunes du mouvement de moins de 30 ans du Haut-Rhin, et a
participé dans ce cadre à la préparation des
campagnes électorales des dernières élections
présidentielle et législative. Elle a également
été présente sur la liste UMP de Colmar aux
dernières municipales. Nejla Yazmis Brandalise est aujourd'hui
secrétaire générale des jeunes actifs dans ce
même département. Pour elle, l'UMP représente un
moyen de défendre les valeurs qu'elle a reçues de ses
parents : « les valeurs de respect, de travail, de
solidarité, de famille et de fraternité ». C'est
d'ailleurs des discussions qu'elle avait avec son père qu'elle
dit avoir le goût de la politique. Si les jeunes issus de
l'immigration se retrouvent plutôt dans les formations de gauche,
elle a fait le choix de la droite jugeant que la gauche «
n'apporte rien [et veut] qu'on soit des moutons ».
L'UE devrait plutôt « accompagner » la Turquie
Même
si elle n'est « pas toujours d'accord avec les décisions
prises » par Nicolas Sarkozy, elle partage son opposition
à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.
Ses arguments ne sont pas uniquement « géographiques
» : jugeant que « la Turquie a énormément de
choses à améliorer » Nejla Yazmis Brandalise pense
que le pays risque de « s'étouffer » s'il
intègre l'Union européenne, notamment sur un plan
économique et au niveau de l'éducation. Elle
préfèrerait que la France « accompagne » la
Turquie, sans que cela passe par une entrée dans l'UE.
Même si elle se dit consciente des problèmes que vit la
Turquie et des progrès qui lui restent à faire, cette
évolution devrait passer, selon elle, par un rapport d'«
accompagnement » et non d'intégration.
La question de l'identité nationale se pose aussi dans les pays d'origine
Fidèle
à la position de son parti politique, Nejla Yazmis
Brandalise défend le débat sur l'identité
nationale qui, en tant que « consultation », permet
seulement « aux uns et aux autres de s'exprimer ». Pour
elle, ce débat devait avoir lieu car les mêmes questions
se posent dans les pays d’origine des populations issues de
l'immigration. « En Turquie, on les porte aussi ces valeurs de
l'identité nationale » déclare-t-elle en constatant
que les jeunes de Turquie sont très attachés au drapeau
de leur pays : « quand je vois mes cousins, mes cousines qui
portent haut et fort le drapeau turc, je pense que quand on est
né en France, on en porte aussi le drapeau haut et fort, c'est
notre pays ». Elle pense justement que la communauté
turque de France devrait davantage prendre part aux élections
car « à partir du moment où on a la
nationalité française, on a le devoir de s'exprimer et on
peut s'exprimer par notre voix ». Pour elle, ce débat est
l'occasion de parler « de nos racines, de nos cultures comme on
le fait dans le pays de nos parents ». « J'ai mes origines,
ajoute-t-elle, j'ai la chance d'avoir une double culture, et bien
évidemment je suis musulmane », mais pour elle la pratique
religieuse doit rester « personnelle ». Malgré tout,
elle tient à distinguer le débat sur l'identité
nationale de la question de l'islam de France. Pour elle, il s'agit de
deux débats différents qui se sont confondus par un
hasard de calendrier.
SELAMI VARLIK pour ZamanFrance
Article du 12/03/2010 / 12:07:02
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