Les déclarations se sont succédées mercredi 21 et jeudi 22 avril après la volonté annoncée par le gouvernement d'interdire le port de la burqa dans l'espace public. A gauche comme à droite, députés et ministres font entendre leur voix pour défendre ou pourfendre l'initiative gouvernementale.
Gribouille se jetait à l'eau pour ne pas se mouiller...C'est un peu ce qu'a fait Brice Hortefeux avec cette histoire de Burqa. Il a fait d'un fait divers qui était une affaire de police, une affaire nationale, comme si la France n'était pas confrontée à d'autres problèmes, le chômage, la précarité et la pauvreté croissantes, l'incertitude sur les retraites, bref tous ce qui fait le quotidien d'une majorité de Français. Il ne s'agit en rien de contester la nécessité d'une loi ou d'une déclaration solennelle du parlement visant à interdire le port du voile intégral, cette prison ambulante, sur la voie publique, mais la manière de faire de notre Ministre de l'intérieur.
En voulant aller trop vite, on multiplie les bévues
Car, comme ces élèves qui pour cacher les taches sur leur devoir, arrivent à les élargir au point qu'on ne voit plus qu'elle, on a un peu le sentiment qu' Hortefeux, plus très en cour du côté du château, en voulant faire du zèle, a multiplié les bévues : Partant de la contravention d'une femme portant le niqab au volant pour engager des poursuites contre son mari, puis le soupçonner publiquement de polygamie et de fraude aux allocations familiales, Brice Hortefeux a voulu aller trop vite, accusant sans disposer des éléments juridiques. Maintenant chacun essaie de réparer ces balourdises. Car l'affaire a pris toute son ampleur avec l'accusation de polygamie au conjoint, Liès Hebbadj , accusé de surcroit de fraudes aux aides sociales.