Dans le cadre d’un match de la
coupe d’Europe des clubs champions, l’équipe de
football des Girondins de Bordeaux doit recevoir à la fin du
mois le club israélien Maccabi de Haïfa.
A
Bordeaux, des citoyens et associations soucieux du droit du peuple
palestinien ont d’ores et déjà décidé
de se mobiliser contre cette manifestation scandaleuse.
Ce n’est pas la première fois, certes, que
des clubs israéliens se produisent en Europe : alors
même que les Palestiniens sont privés de leurs droits les
plus élémentaires, y compris bien entendu celui
d’exercer des activités sportives, les équipes
israéliennes sont invitées depuis longtemps dans une
série de compétitions "européennes".
Mais tout comme la lutte contre l’apartheid
d’Afrique du Sud* commença, entre autres, sur le front du
sport, la campagne internationale BDS (B pour Boycott, D pour
Désinvestissements, et S pour Sanctions) à
l’encontre d’Israël se développe sur ce terrain.
Au début de l’année, alors que
l’équipe d’Israël de tennis entendait jouer ses
matches, comme si de rien n’était, aux lendemains de la
tuerie de Gaza, plusieurs milliers de manifestants se sont
levés, en Suède, et ont obligé les tennismen
à jouer dans un stade entièrement vide.
Bordeaux, ses habitants, ses supporteurs de football,
accepteront-ils la tenue du match, comme si de rien
n’était, alors que de l’autre côté de
la Méditerranée, l’armée israélienne
et son gouvernement étranglent tout un peuple ?
Une coordination se met en place dans la cité girondine pour organiser la riposte. Affaire à suivre.
*Desmond Tutu soulignait pas plus tard
que la semaine dernière l’importance particulière
du boycott sportif, et le rôle clé qu’il a
joué pour combattre le régime d’apartheid en
Afrique du Sud :« Comme nous vivions dans un pays
entiché de sport, cela a permis de toucher les gens ordinaires.
Cela a été l’un des outils psychologiques les plus
puissants ».