Les musulmans aussi fêtent Noël. C'est
un sondage de l'institut Solis, spécialisé dans le
marketing ethnique, réalisé sur un panel vivant en
Ile-de-France, qui l'atteste. Et donne des chiffres : sur les 47,5 % de
personnes originaires du Maghreb qui ont prévu de
célébrer cette fête, 15 % décoreront un
sapin, 31,7 % réveillonneront, et 39 % offriront des cadeaux aux
enfants.
Des résultats qui n'étonnent pas
Tareq Oubrou, l'imam de la mosquée El Huda de Bordeaux. «
C'est le côté festif, convivial, le moment profane qui est
célébré », analyse-t-il. « C'est le
rendez-vous universel de la logique économique et de la
tradition sociale. Avec l'alibi de la famille », ajoute-t-il.
Abderrahim Hafidi, professeur à l'Institut
national des langues et civilisations orientales, estime au contraire
que la famille est chez les musulmans une valeur sacrée qu'ils
retrouvent dans la célébration de Noël.( Suite de l'article sur SudOuest )
Le
plus grand bienfait qu’Allah ait accordé à Ses
serviteurs est le bienfait de l’Islam et la guidée vers Sa
voie droite. De par Sa clémence, Allah, glorifié soit-Il,
a rendu obligatoire à Ses serviteurs croyants de
l’invoquer dans leurs prières afin qu’Il les guide,
et de Lui demander ainsi d’atteindre la guidée vers la
voie droite et de s’y tenir constamment. Allah, Glorifié
soit-Il, a décrit cette voie comme étant celle des gens
qu’Allah a comblés de Ses bienfaits, parmi les
prophètes, les véridiques, les martyrs et les justes, et
non pas celle des dévoyés parmi les juifs, les
chrétiens et autres mécréants et
polythéistes.
Partant, il est du devoir du musulman de reconnaître la valeur du
bienfait d’Allah sur lui, et donc de Le remercier,
glorifié soit-Il, par la parole, les actes et la croyance. Il se
doit aussi de veiller sur ce bienfait, de le protéger et de
mettre en oeuvre les moyens permettant d’éviter sa
disparition.
Toute personne clairvoyante dans la religion d’Allah, observant
le monde d’aujourd’hui - dans lequel beaucoup de gens ne
distinguent plus le vrai du faux - remarquera de façon
évidente les efforts fournis par les ennemis de l’Islam
pour anéantir les vrais principes [de cette religion],
éteindre sa lumière, tenter d’en éloigner
les musulmans, et de couper les liens les y rattachant, par tous les
moyens possibles... sans parler des tentatives d’enlaidissement
de l’image de l’Islam, et des accusations et mensonges qui
lui sont attribués, afin d’éloigner toute
l’humanité de la voie d’Allah et de la foi en ce
qu’Il a révélé à Son Prophète
Muhammad ibn Abdallah صلى الله عليه وسلم. Ceci est confirmé par la parole d’Allah le Très Haut :
"Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir
vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et
après que la vérité s’est manifestée
à eux ? Pardonnez et oubliez jusqu’à ce
qu’Allah fasse venir Son commandement. Allah est très
certainement Omnipotent ! " [6] .
Ainsi que Sa parole, glorifié soit-Il :
"Une
partie des gens du Livre aurait bien voulu vous égarer. Or ils
n’égarent qu’eux-mêmes ; et ils
n’en sont pas conscients." [7] .
Allah, glorifié et exalté soit-Il, a aussi dit :
"Ô les croyants ! Si vous obéissez à ceux qui
ne croient pas, il vous feront retourner en arrière. Et vous
reviendrez perdants." [8]. Il a
aussi dit : "Dis :
Ô gens du Livre, pourquoi obstruez-vous la voie d’Allah
à celui qui a la foi, et pourquoi voulez-vous rendre cette voie
tortueuse, alors que vous êtes témoins de la
vérité ! Et Allah n’est pas inattentif
à ce que vous faites." [9] , ainsi que
bien d’autres versets.
Cependant,
et malgré tous les efforts des mécréants, Allah,
glorifié et exalté soit-Il, a promis de protéger
Sa religion et Son livre. Ainsi, Allah, glorifié et
exalté soit-Il, a dit :
"En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien." [10].
Nombreuses louanges à Allah ! De plus, le Prophète صلى الله عليه وسلم a
dit : "Il
ne cessera d’exister un groupe de ma communauté sur la
vérité et victorieux. Ceux qui les abandonnent ou
divergent d’eux ne leur causeront aucun grief, et ce
jusqu’à ce qu’arrive l’Heure".
Nombreuses louanges à Allah ! Et nous demandons à
Allah, glorifié soit-Il, Lui, le Proche, Celui qui
répond, de nous inclure dans ce groupe ainsi que nos
frères musulmans. Il est certes Magnanime et
Généreux.
Le
Comité Permanent pour les Recherches Scientifiques et la Fatwa
voit et entend les grands préparatifs organisés par les
communautés juives, par les communautés
chrétiennes et par ceux qui, tombés sous leur influences,
s’affilient pourtant à l’Islam , et
l’importance toute particulière qu’ils accordent
à l’an 2000, s’ouvrant sur le troisième
millénaire selon le calendrier grégorien.
C’est pourquoi le Comité se voit dans la
nécessité de conseiller et de clarifier pour
l’ensemble des musulmans la réalité de cet
événement, et le verdict de la loi religieuse
purifiée à ce sujet. Ceci afin que les musulmans soient
clairvoyants concernant leur religion, et afin qu’ils prennent
garde à ne pas dévier vers les égarements des
communautés qui ont encouru la colère d’Allah et
qui se sont égarées. Nous disons donc :
Premièrement : les juifs et les chrétiens placent en ce nouveau
millénaire des espérances, prédisent des
événements tragiques et des faits dont la
réalisation est pratiquement inéluctable selon eux, car
ils prétendent qu’elles sont le résultat de
recherches et d’études.
De plus, ils mettent en relation certaines de leurs croyances
avec ce nouveau millénaire, en prétendant que cela est
issu de leurs livres falsifiés. Or il est du devoir du musulman
de n’accorder aucune importance à ces prétentions,
et de ne pas s’y incliner.
En effet, il a dans le livre de Son Seigneur, glorifié soit-Il,
et la Sounna de son prophète de quoi se passer de toute autre
chose. Quant aux théories et opinions en contradiction avec ces
deux sources, ce ne peut être - dans le meilleur des cas - que
jugement erroné.
Deuxièmement : cet événement - ainsi que toute autre situation similaire
- comporte nécessairement une part de tromperie, de
fausseté dissimulatrice du vrai, d’invitation à la
mécréance, à l’égarement, à la
débauche et à l’incroyance.
On y voit aussi apparaître des choses blâmables du point de
vue de la religion comme : l’appel à
l’unification des religions, la tentative de mettre l’Islam
sur un pied d’égalité avec les autres croyances et
dogmes vains, prendre la croix chrétienne comme moyen de
bénédiction, permettre aux pratiques cultuelles
mécréantes - qu’elles soient juives ou
chrétiennes - de se manifester, et autres actes et propos qui
impliquent de deux choses l’une : soit [on reconnaît
que] les religions chrétiennes et juives, pourtant
falsifiées et abrogées, permettent d’atteindre [la
satisfaction] d’Allah, soit on apprécie certaines choses
se trouvant dans ces religions qui contredisent la religion de
l’Islam.
Or ceci n’est que mécréance en Allah, en Son messager صلى الله عليه وسلم et en l’Islam, par consensus de la communauté. Sans parler
du fait que c’est une tentative d’éloignement des
musulmans de leur religion.
Troisièmement : les preuves du Coran, de la Sounna et des récits authentiques
sont extrêmement nombreuses concernant l’interdiction
d’imiter les mécréants dans ce qui leur est
spécifique, comme le fait de les imiter dans leurs fêtes
et festivités.
De plus, le terme Îd (fête) est un nom global
désignant une journée vénérée par
les mécréants, qui se répète et se
réitère régulièrement, ou bien un lieu sur
lequel les mécréants organisent un rassemblement
religieux. Et tout acte qu’ils pratiquent en ces lieux ou durant
ces journées fait partie de leurs festivités.
Ainsi, l’interdiction ne se limite pas à leurs
fêtes, mais englobe aussi tout ce qu’ils
vénèrent comme période ou lieu, et tous les actes
qui s’y pratiquent, sans source aucune à ce sujet dans la
religion de l’Islam.
Il en
va de même pour les jours immédiatement
précédents ou suivants qui sont comme des
préparatifs sacrés à la fête, ainsi que
l’a explicité Shaikh Al-Islâm
ibn Taymiyyah, qu’Allah le Très Haut lui fasse miséricorde.
Comme
preuve concernant l’interdiction d’imiter [les
mécréants] dans leurs fêtes, on trouve la parole
d’Allah le Très Haut : "Ceux qui ne sont pas témoins du Zûr" [11] décrivant ainsi les caractéristiques des serviteurs d’Allah
croyants. En effet, un groupe de Salaf, dont Ibn Sîrîn, Mudjâhid et Ar-Rabî’ ibn Anas a expliqué que le terme Zûr désigne les fêtes des mécréants.
Il a d’ailleurs été authentiquement rapporté d’après Anas ibn Mâlik : lorsque le Prophète
صلى الله عليه وسلم arriva à Médine, il remarqua que deux journées
dans l’année étaient réservées aux
jeux et divertissements. Le Prophète demanda : "Que
représentent ces deux jours ?". On lui
répondit : "Ce sont deux jours durant lesquels nous nous
amusions avant l’avènement de l’Islam". Le
Prophète déclara alors : "Allah les a
remplacés pour vous par deux jours meilleurs : le jour de
[la fête] Al-Adhâ et celui de [la fête] Al-Fitr." [12] .
Il a été authentiquement rapporté d’après Thâbit ibn Dahhâk : "Du vivant du Prophète
صلى الله عليه وسلم, un homme avait fait le voeu de sacrifier une chamelle en un lieu
nommé Buwânah. Il se rendit chez le Prophète صلى الله عليه وسلمet lui dit : "J’ai
fait le voeu de sacrifier une chamelle à Buwânah".
Le Prophète صلى الله عليه وسلمlui
dit alors : "S’y trouvait-il une idole de la période
anté-islamique que les gens adoraient ?". L’homme
répondit : "non". Le Prophète continua : "Y
organisaient-ils leurs fêtes ?". L’homme
répondit : "non". Le prophète conclut alors :
"Respecte ton voeu, car il ne faut pas respecter un voeu de
désobéissance à Allah, ni un voeu concernant une
chose que l’on ne possède pas" [13].
’Umar ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, a dit : "Ne
pénétrez pas dans les temples de polythéistes les
jours de leurs fêtes, car le courroux d’Allah s’abat
sur eux". Il a aussi dit : "Eloignez-vous des ennemis
d’Allah durant leurs fêtes".
’Abdullâh ibn ’Amru ibn Al-’Âs -
qu’Allah les agrée tous deux - a dit : "Quiconque
construit une demeure en terre mécréante,
célèbre leurs festivités [14], les imite et meurt dans cet état, sera ressuscité avec eux".
Quatrièmement : il est interdit de célébrer les fêtes des
mécréants pour de nombreuses autres raisons dont :
1-
Les imiter dans certaines de leurs festivités provoque la joie
et le contentement de leurs coeurs, et les aide ainsi à se
complaire dans leur fausseté
2- La ressemblance et la similitude dans les choses apparentes
engendrent - de manière perfide, graduelle et progressive - une
certaine ressemblance et similitude internes, comme la diffusion de
croyances erronées
3- Un des dégâts les plus importants causé par la
participation à leurs festivités est que
l’imitation des mécréants dans l’apparence
engendre une certaine forme d’amitié, d’amour et
d’alliance dans le coeur à leur égard. Or
l’amour et l’alliance des mécréants est
contraire à la foi, comme l’a dit Allah le Très
Haut :
"
Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs
et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des
autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés,
devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes." [15] . Allah,
glorifié soit-Il, a aussi dit : "Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis
ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager..." [16] .
Cinquièmement : en nous basant sur tout ce que nous venons de dire, il n’est pas
permis au musulman croyant en Allah en tant que Seigneur, l’Islam
en tant que religion, et Muhammad صلى الله عليه وسلم en tant que prophète et messager, de célébrer des fêtes qui n’ont
aucune source dans la religion de l’Islam, comme ce soi-disant nouveau millénaire.
Il n’est pas permis d’y assister, ni d’y participer,
ni d’aider à le célébrer par quelque moyen
que ce soit, car il s’agit d’un péché et
d’une transgression des limites établies par Allah. Or
Allah le Très Haut dit :
"Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de
la piété et ne vous entraidez pas dans le
péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah
est, certes, dur en punition !" [17]
Sixièmement : il n’est pas permis au musulman de s’entraider avec les
mécréants dans la célébration de leurs
fêtes, quelle que soit la forme que peut revêtir cette
aide, comme le fait de l’annoncer et le proclamer, et en
particulier concernant le nouveau millénaire.
Il n’est pas permis d’y inviter les gens, quel que
soit le moyen utilisé : que ce soit dans les médias,
par la vente d’horloges, de calendriers spécifiques, de
vêtements et d’ustensiles souvenirs, d’impression de
cartes et de cahiers scolaires, par l’organisation de soldes
commerciales et de distribution de cadeaux à cette occasion, par
l’organisation d’activités sportives, ou par la
diffusion de tout symbole spécifique à ces fêtes.
Septièmement : il n’est pas permis au musulman de considérer les
fêtes des mécréants - et en particulier celle du
nouveau millénaire - comme étant une occasion de se
réjouir ou un moment béni, au point de
décréter ces journées comme fériées,
de les choisir spécifiquement pour établir les contrats
de mariage, débuter une activité commerciale, inaugurer
le début d’un projet, etc...
Il n’est
pas permis d’accorder une spécifité à ces
jours par rapport au reste des jours de l’année. En effet,
ces jours sont identiques aux autres jours, leur accorder une
spécificité n’est qu’une croyance
erronée qui n’apporte rien de plus à ces jours...
et le fait même d’avoir une certaine croyance en ces jours
n’est que péché sur péché,
qu’Allah nous protège et nous préserve.
Huitièmement : il n’est pas permis au musulman de souhaiter bonnes fêtes
aux mécréants, car c’est une forme de satisfaction
envers l’état de fausseté dans lequel ils se
débattent, en plus d’être un moyen de les
réjouir. Ibn Al-Qayyim - qu’Allah le Très Haut lui fasse miséricorde - a dit :
"Quant
aux félicitations adressées à l’occasion
d’événements religieux mécréants
spécifiques à eux, cela est interdit par consensus, comme
le fait de leur souhaiter bonnes fêtes ou bon carême en
leur disant : "Bénie soit votre fête" ou "Que cette
fête soit pour vous source de réjouissances" etc...
Une personne qui tient de tels propos, même si elle
évite la mécréance, n’en commet pas moins un
acte interdit, aussi grave que si elle les avait
félicités de s’être prosternés devant
un crucifix. Ceci est même un péché plus grave
encore auprès d’Allah et plus ignoble que le fait de
féliciter une personne pour avoir bu du vin, tuer autrui, commis
l’adultère ou autre. Or beaucoup de personnes, qui font
bien peu de cas de leur religion, agissent de la sorte sans se rendre
compte de la gravité de leur acte. Ainsi, quiconque
félicite une personne pour avoir commis un péché,
une innovation ou un acte de mécréance s’expose
à la malédiction et la colère d’Allah". Fin de citation.
Neuvièmement : c’est un honneur pour les musulmans que de se conformer au
calendrier qui prend pour date de début l’exode de leur
Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم. Ce calendrier a été accepté par les Compagnons - qu’Allah les agrée - de façon
consensuelle.
Ils se sont basés dessus sans célébrer de
nouvel an hégirien, et les musulmans héritent de ce
calendrier depuis quatorze siècles, et ce, jusqu’au jour
d’aujourd’hui. C’est pourquoi il n’est pas
permis au musulman de se détourner du calendrier hégirien
pour adopter des calendriers d’autres communautés sur
cette terre, comme le calendrier grégorien. En effet, ceci
revient à échanger le meilleur pour le moins bon.
En conclusion, nous conseillons à tous nos frères
musulmans de craindre Allah comme il se doit, d’agir dans Son
obéissance et de s’éloigner de Sa
désobéissance, de s’y encourager mutuellement ainsi
qu’à la patience.
Que tout croyant désirant conseiller son âme en
bien, et soucieux de la sauver de la colère d’Allah et de
Sa malédiction dans ce bas-monde et dans l’au-delà
multiplie les efforts dans l’acquisition de la science et de la
foi. Qu’il choisisse Allah comme guide, soutien, juge et
maître... quel excellent Maître ! Et quel excellent
Soutien !
Et Ton Seigneur suffit comme Guide et Soutien.
Que chaque musulman invoque Allah à comme le faisait le
Prophète : "Ô Allah ! Seigneur de Djibrîl,
de Mikâ’îl et de Isrâfîl, Créateur
des cieux et de la terre, Connaisseur de l’invisible et du
visible, c’est Toi qui juge entre Tes serviteurs concernant leurs
divergences. Guide-moi vers la vérité sujette à
divergence - par Ta permission - car Tu guides qui Tu veux vers la voie
droite".
Louange à Allah, Seigneur des mondes, et que la
bénédiction d’Allah soient sur notre
Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.
Source Salafidunord