L¨antisionisme : une exigence de véritable justice Française Le 13 janvier 2010 aura lieu à Bordeaux un
procès pour provocation à la discrimination nationale,
religieuse et raciale. C’est la première fois en Gironde
que le Tribunal de Grande Instance retient une telle plainte.
De nombreuses enquêtes sociologiques montrent que
les discriminations racistes envers des immigrés ou de
français nés de parents immigrés existent dans
tous les secteurs de la vie sociale : emploi, logement,
école, justice, police, médias, etc. Le contexte girondin
ne diffère en rien de la situation nationale. Les
récentes déclarations d’hommes et de femmes
politiques français, qu’ils soient de droite ou de gauche,
au sujet de l’Islam, des musulmans et/ou des populations
étrangères pourraient être
considérées comme des provocations à la
discrimination nationale, religieuse et raciale.
Pourtant la Justice retient une plainte « pour provocation à la discrimination » envers...l’Etat d’Israël.
C’est pour avoir simplement appelé au
boycott des produits israéliens et posé quelques
autocollants en guise de protestation contre la politique criminelle de
cet Etat colonial qu’une adhérente de la LDH de Talence
devra répondre de ses actes devant la justice française.
Elle viendra ainsi rejoindre la liste déjà longue des
personnes connues ou moins connues qui ont été traduites
devant les tribunaux français en raison de leurs propos ou de
leurs actes dénonçant la politique criminelle et raciste
de l’Etat juif. Les choses sont
claires : l’emprise du sionisme et de ses relais dans tous
les rouages de l’Etat français est une
réalité aujourd’hui incontestable.
Pourtant la longue histoire criminelle de l’Etat juif est un fait avéré.
Fondé dès ses origines sur l’épuration
ethnique massive et les massacres de la population palestinienne
autochtone afin de réaliser le mythe « d’une
terre sans peuple pour un peuple sans terre », cet Etat
poursuit depuis plus de 60 ans sa politique coloniale et criminelle. La
liste de ses crimes est trop longue pour les citer tous. Ne retenons
pour l’exemple que le dernier en date : il y a un an, en
décembre 2008, les sionistes déclenchent un déluge
de feu sur la population de Gaza, déjà soumise à
un blocus depuis près de 2 ans. On dénombre alors 1 400
martyrs palestiniens et plus de 5 000 blessés. Le procès
de Bordeaux qui vise à criminaliser en France la
dénonciation des crimes commis par l’Etat
d’Israël aura lieu exactement un an après ces
massacres. Dans ce dossier, il n’y a pas de doute à avoir
sur l’alignement sioniste de la France puisqu’elle
s’est abstenue lors du vote de l’ONU visant à
qualifier ces actes de « crime contre
l’humanité ».
Pourtant, L’Etat sioniste se définit en fonction d’une appartenance ethno-religieuse.
Il établit une hiérarchie entre juifs et Palestiniens, en
ne reconnaissant pas à ces derniers les mêmes droits
sociaux et politiques. Dans cet esprit raciste, renforcer le
caractère juif d’Israël consiste à faire appel
à l’immigration juive tout en continuant à
exproprier et à chasser les Palestiniens. Dans cet objectif, les
sionistes entretiennent un climat qui tend à faire croire que
l’antisémitisme se développe un peu partout dans le
monde, et notamment en France. Cette propagande, largement
relayée par les médias et les instances politiques vise
aussi, en assimilant antisionisme et antisémitisme, à
museler et à casser tout mouvement de solidarité avec le
peuple palestinien. Les tentatives actuelles pour criminaliser
l’antisionisme, avec la collaboration active de la justice
française, sont un pas supplémentaire vers
l’étouffement, voire l’interdiction de toute
critique à l’encontre de l’Etat d’Israël
et de tout soutien à la résistance des peuples en lutte.
Etre antisioniste, c’est
dénoncer le triple caractère raciste, ethnocratique et
colonial de l’Etat d’Israël. C’est aussi
dénoncer la posture des dirigeants sionistes et de tous ceux en
France qui entretiennent la confusion entre judaïsme et sionisme,
c’est dénoncer enfin cette propagande qui n’autorise
plus à penser l’Histoire autrement qu’à
travers le prisme de l’idéologie sioniste.
Nous militants du Comité Action Palestine, affirmons que l’antisionisme n’est pas un crime.
Il s’appuie au contraire sur les principes de justice,
d’égalité et sur le droit à
l’autodétermination des peuples. Etre radicalement
antisioniste, c’est se battre pour le respect absolu et
l’application intégrale de ces principes. Nous rappelons
également qu’en Palestine, comme en Afrique du Sud il y a
20 ans, l’appel au boycott constitue un des aspects de la
résistance populaire contre l’occupation coloniale et le
racisme. Pour tous les peuples opprimés, la résistance
sous toutes ses formes est on ne peut plus légitime. En France,
relayer cet appel au boycott, c’est affirmer haut et fort notre
soutien à cette résistance.
Nous enjoignons donc la population française
à ne pas se laisser intimider par le fascisme rampant qui gagne
du terrain. Il est plus qu jamais nécessaire de se mobiliser
pour dénoncer la collaboration honteuse des dirigeants
français avec l’Etat sioniste, et à soutenir la
lutte du peuple palestinien jusqu’à la libération
totale de sa terre.
Nous, membres du CAP, sommes à ses
côtés sur ce chemin pour réaffirmer que la
Palestine est arabe, et pour soutenir la résistance
palestinienne jusqu’à la victoire et la satisfaction des
revendications légitimes :
La fin de l’occupation et le droit à l’autodétermination,
Le droit inaliénable au retour des réfugiés palestiniens chez eux,
La libération de tous les résistants emprisonnés.
Article du 12/01/2010 / 11:58:30
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