A Avignon, ils marchent pour dire stop à l¨islamophobie La mosquée de Sorgues a été la cible de plusieurs tags racistes.
Marcher, en silence, rue de la République à Avignon
pour en défendre les valeurs de citoyenneté. Tout un
symbole. Pourtant, l'initiateur de cette action, Akim Mimoun, le
président de la fédération de la mixité de
France, espérait sans doute attirer bien plus de manifestants.
Hier,
au départ de la gare centre, ils n'étaient qu'une petite
centaine de personnes, pour la grande majorité d'origine
maghrébine, à s'être mobilisés en
réaction à "des actes inadmissibles". En l'occurrence, la découverte de tags racistes sur les murs de la mosquée de Sorgues, le week-end dernier.
Des écrits "qui sentent le racisme et l'islamophobie" comme l'assurait Kenza Drider, devenue l'icône médiatique
des femmes musulmanes qui portent le voile intégral. Dès
le lendemain de leur découverte, Akim Mimoun avait porté
plainte au commissariat d'Avignon parce que, selon lui, "les
représentants de la communauté musulmane condamnent
à l'unanimité ce genre d'actes mais n'agissent pas !".
Lui
espère que les auteurs de tels propos seront interpellés
et jugés. Il jure que, si ces tags racistes avaient
touché une synagogue ou une église, il aurait
été tout autant choqué. Tout comme l'affirme
André Castelli (Parti communiste français), "toute
profanation quelle qu'elle soit m'horripile, pour préserver
notre laïcité, on doit être très attentif aux
attaques faites au respect du culte".
André Castelli qui s'est d'ailleurs dit "choqué que le maire de Sorgues (Alain Milon, Ndlr) n'a toujours pas pris, publiquement, position vis-à-vis de ces faits".
Romain CAPDEPON (rcapdepon@laprovence-presse.fr Article du 23/02/2010 / 13:28:03
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