Une journée sans immigrés, Asidcom y était aussi ! Suite à l’appel à la mobilisation du 1er mars 2010 du collectif "La journée sans immigrés", ASIDCOM était au rendez-vous devant l’Hôtel de ville de Marseille sur le Vieux-Port.
Alors, de quoi s’agit-il exactement ? Pour définir
au mieux ce collectif et ses objectifs autant dire ce qu’il
n’est pas.
Tout
d’abord ce n’est pas mouvement partisan, il ne veut
s’inscrire dans aucune dimension politique et religieuse. Ce
n’est pas non plus une grève mais un rassemblement
humaniste sur le parvis de chaque Hôtel de ville, symbole
politique emblématique de notre République.
Et ce n’est pas un mouvement qui se construit à
contre-courant de la République française mais bien au
contraire en faveur de celle-ci.
L’objectif ?
Durant cette journée, il ne faut ni consommer, ni travailler
et s’efforcer de manifester efficacement sa présence dans
l’absence. Le Manifeste du collectif est clair et non
dépourvu d’arguments :
« Nous, femmes et hommes, de toutes
croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux,
immigrés, descendants d’immigrés, citoyens
conscients de l’apport essentiel de l’immigration à
notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains
responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les
immigrés et leurs descendants.(…) Les immigrés et
descendants d’immigrés ont manifesté à
maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils
n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui,
puisqu’il est convenu que « la consommation est le
moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier
pour marquer notre indignation. Notre action citoyenne a pour objectif
la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous
à la prospérité générale. Nous avons
tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !
En France, l’initiative veut être historique et
réveiller les consciences. Et c’est tout le bien que nous
lui souhaitons !
Or, malgré l’enthousiasme que suscite ce mouvement,
quelques doutes subsistent pourtant… Il faut bien être
critique pour avancer. En effet, il faut constater une diffusion de
l’information auprès des populations peu étendue
malgré une bonne couverture médiatique, et la
présence de certains groupes politiques, de droite comme de
gauche, et celle de nombreuses associations. Une stratégie de
communication efficace est à revoir pour l’année
prochaine.
Et quel est l’impact réel de cette abstinence
économique ? Sûrement insignifiant aujourd’hui
compte tenu de la mobilisation réelle. Mais ne soyons pas
pessimistes, ce n’est que la première année, en
souhaitant que le mouvement ne s’essouffle pas et garde le cap en
se préservant des écueils qui pourraient menacer la bonne
marche de ses actions (ambitions individuelles,
récupération opportuniste du mouvement par d’autres
groupes, manipulations politiques, entre autres…)
( L'intégralité de l'article de Khadija pour Asidcom ) Article du 03/03/2010 / 20:10:09
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