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Vivre sous la propagande des temps modernes : Roman Polanski serait plus fréquentable que Salah Hamouri ?
Cet
article a pour objectif de montrer comment dans ce système
aliénant, dans ce « petit jeu entre
copains » des médias, il y a une pierre
d’achoppement, une espèce de formation qualifiante qui
permet – sans spécialement avoir un quelconque talent (ou
alors un talent très relatif) –, de vendre des livres
sans contenu, des films d’une nullité terrifiante, ou
encore des spectacles supposés comiques …
Cette
pierre d’achoppement, cette formation qualifiante dans le cercle
(très) fermé du showbiz est la génuflexion,
l’allégeance aux agents protecteurs du sionisme. Pour dire
les choses concrètement : un livre qui dénoncerait
les dangers du nucléaire iranien, ou le port de la burka, aura
certainement droit à une belle vitrine dans les
médias ; beaucoup plus qu’un bouquin
dénonçant les dangers de l’extrême droite
sioniste (pléonasme ?) et l’allégeance des
personnalités politiques nationales à des crimes de
guerre.
C’est le jeu de la propagande, c’est comme cela que
ça se passe dans tous les régimes : on promeut tout
ce qui permet de laisser les gens dans la bêtise et
l’apathie cérébrale (panem et circences).
Quant aux débats (qu’on veut présenter comme)
« sérieux », on les oriente de
manière perfide, de façon à ce que le subterfuge
se voie le moins possible (en prenant soin d’éviter de
donner un droit de réponse à un interlocuteur
crédible par exemple).
Tout cela on connait (enfin, le public le plus avisé connait),
même si ce n’est pas spécialement ça que
j’ai envie de dénoncer dans cet article. En effet,
j’autorise bien volontiers les gens à ne pas pousser leur
réflexion plus loin, et à regarder des programmes
débiles et formatés. Par ailleurs, il faut
reconnaître que pour ceux dont l’éthique est
secondaire – et dont le talent est relatif –, qu’il
peut être tentant de gagner de l’argent sur le compte
d’une population « dépressive et
incrédule ».  Cela
étant dit, les opportunistes à deux sous, ceux qui
permettent de nous montrer (à ceux qui
réfléchissent) que le système n’a pas de
limite dans la vulgarité, la morale, la pondération, et
l’éthique, ceux là il me plait de les prendre en
raillerie. L’ironie de l’histoire est que grâce aux
médias et aux clés de communication, on peut être
artiste, auteur, réalisateur, « dépressif et
incrédule » et quand même faire du fric !
Yann Moix : c’était ça ou avoir du talent
Ca a failli être le titre de cet article, mais ce personnage sans
vraiment grande importance ne mérite pas d’avoir une
pareille « affiche », même sur ce modeste
blog.
En vérité, je ne connais pas grand-chose de
l’œuvre de cet olibrius dans sa globalité, par
contre son dernier bouquin frise l’indécence : il a
décidé ni plus ni moins d’écrire un pamphlet
pour défendre le violeur Roman Polanski. A la limite pourquoi
pas ? Après tout Marc Dutroux reçoit des lettres de
soutien tous les jours dans la cellule.
Par contre, est-ce utile de pousser la provocation au point
d’écrire un papier intitulé :
« J’aime Polanski et je hais la
Suisse » ? Au moins, on est sûr qu’avec
ça, il ne risque pas de s’engueuler avec le
médiocre, mais non moins influent, Bernard Henri Levy (à
ne pas confondre avec Bernard-Henri Botul, philosophe imaginaire
… à moins que ce soit l’inverse, je ne sais
plus !).
Je suis tombé sur le texte de Yann Moix, un texte qui lui a valu
une censure sur Facebook (le lobby Suisse est si puissant que
ça ?), mais pas de soucis pour lui, il a bien
récupéré l’affaire en jouant la carte
« martyr », ça semble correspondre au
personnage.
Un extrait pour comprendre à quel « loustic » on a affaire : « Je suis le premier écrivain au monde
éjecté de Facebook. Le premier détruit sur
Facebook. Le premier qu’on accepte de livrer aux chiens de la
Meute, le premier que Facebook permet de lyncher, d’assassiner
(pas de panique : j’ai la peau dure), mais qui, supprimé,
rayé, éradiqué, ne peut ni se répondre, ni
s’exprimer. » Je vous laisse apprécier le taux de testostérone que contient cette palabre.
Juste une petite note au passage : Alain Soral (qu’on
l’apprécie ou pas) a vu son compte Facebook
supprimé pas moins de trois ou quatre fois ! A moins que
cela m’ait échappé, on ne l’a pas entendu
pleurer, ni gémir (« tous mes amis ont disparus ! »). Il l’a fermée et a ensuite recréé un compte. C’est
tout.
Mais je viens d’y penser : gémir et porter plainte contre Facebook exalte le statut de martyr. En parlant d’Alain Soral, ce dernier a eu la chance
d’être évoqué dans le dernier livre de Moix.
Extrait de « La Meute » page 105 :
«
Le mot antisémitisme appliqué à Barrès,
malgré toute sa justesse et la gravité qu'il implique ne
saurait être le même similaire identique mot que celui que
l'on peut greffer sur Soral, Faurisson, Gauraudy ou Dieudonné
»
L’avantage quand on est « ami avec les bonnes
personnes » est qu’on peut se permettre de distribuer
les billets de qui est « antisémite », et
qui ne l’est pas.
Bon, évidemment « les plus avisés »
savent que le terme « antisémite » est
aujourd’hui largement usurpé. Il s’agit bien souvent
d’une étiquette que l’on met sur ceux avec qui on
n’a pas envie de débattre, ou à qui on n’a
pas envie de donner la parole. Bon disons-le, aux opposants.
Mais passons, il faut croire qu’il y a un temps où Yann
Moix s’amusait bien avec ses amis
« antisémites » …
 Je n’ai rien contre Yann Moix en particulier, mais jouer la carte
« martyr » et distribuer ensuite les
« bons points » sur (certains de ses "anciens")
amis ne me paraît pas comme étant une attitude très
digne. Si Moix a la peau dure, j’en connais d’autres qui
ont une carapace bien plus robustes encore !
Enfin bon, il veut apparemment vendre des livres ;
« pamphlétaire » signifie : provoquer
(ce qui inclut de dire des inepties), faire un
« buzz » et compter sur ses amis pour vendre. Je
ne crois pas qu’il faille aller plus loin pour comprendre. Le but
était simplement de montrer comment le système de
promotion médiatique fonctionnait : « be israeli-complacent and sell » !
Revenons sur le texte de Yann Moix : « J’aime Polanski et je hais la Suisse »
Le titre en soi est tellement indécent : il aime un violeur
et hait un pays qui a condamné un violeur. Chacun ses valeurs,
certes.
Ce qui m’embête dans ce système (de propagande)
médiatique sioniste jusqu’au bout des ongles, c’est
de voir quelqu’un défendre un violeur, qui avait la
particularité – et surtout la chance – de faire de
bons films. Alors que si on touche d’autres sujets … on
peut immédiatement devenir
« antisémite » pour le même prix.
Pour vous dire à quel point cette épée de
Damoclès est réelle, le titre donné à cet
article est « J'aime Hamouri et je hais Israël (J’aime Polanski
et je hais la Suisse) », la première partie de la proposition, si elle avait
été énoncée seule, aurait pu alerter les
milices sionistes* du web à la traque des
« antisémites »
*
Milices sionistes, ou « crifiennes ». Des gens
qui revendiquent représenter les Juifs, alors que la
majorité des Juifs a autre chose à faire que de chercher
des gens sur qui coller une étiquette. Cette attitude est une
névrose démontrée par un artiste /
réalisateur juif, dans le documentaire suivant : « Defamation :
l’antisémitisme contemporain enfin dévoilé ! »
J’ai la chance de pouvoir enrichir cet article grâce
à un message – qui tombait à pic, c’est le
cas de le dire – d’un ami qui m’a
présenté un texte de Yann Moix qu’il a
détourné, et le moins que l’on puisse dire est que
c’est VIOLENT !
Pour être franc, bien que sois extrêmement opposé au
sionisme et que j’aspire à la fin de l’apartheid en
Palestine, je n’aurais jamais osé publié un tel
texte, même à l’encontre d’Israël !
Par peur d’être accusé
d’antisémite ? Peut-être, car il faut dire que
ce réflexe de pondération devient inné chez les
judéo-critiques (ce qui est sans doute pas plus mal,
déverser sa haine n’est pas ce qu’il y a de plus
constructif. Je pense qu’il faut pouvoir se contenir, et ne pas
crier sa haine à un peuple comme s’est plu à le
faire l’opportuniste Yann Moix, à qui j’invite
à méditer sur un verset coranique :
« Et que la haine
pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. » [Sourate 5
v8]
Ne soyez pas injuste Monsieur Moix, soyez pondéré, et
laissez la justice Suisse libre d’appliquer ses lois à
l’intérieur de ses frontières, et avec les moyens
dont elle dispose. Et même si vous n’êtes pas
d’accord d’emprisonner des années plus tard un
violeur (qui a, on le rappelle, sodomisé une gamine de 13 ans),
soyez modérés. Cela même si le violeur fait de bons
films …
En attendant, vous vendrez des livres grâce à vos amis.
Parmi lesquels ceux qui vous offrent des tribunes tels que la Règle
du jeu, dirigée par l’inévitable … (devinez qui)

J'aime Hamouri et je hais Israël (J’aime Polanski et je hais la Suisse)
Note de Lior, rédacteur de ce texte (merci à lui) : Le
but de cet exercice n'est pas du tout la dénonciation
d'Israël ou quoique ce soit, c'est simplement un essai, pour
réfléchir et se demander si un texte écrit par
Yann Moix avec la même violence, mais sur l'Etat d'Israël
serait passé comme cela s'est passé pour ce texte sur la
suisse, on comprendra donc que quelques incohérences sont
surement perceptibles, du fait que ce n'est qu'une adaptation possible
de ce texte. Un exercice intéressant.
Le texte ci-dessous est la reproduction intégrale de l'article de Yann Moix paru le 31 janvier 2010 sur le site http://www.laregledujeu.org et qui a été retiré du site le 2 février 2010. Les
passages modifiés sont en bleu.
Par Yann Bloix
Salah Hamouri, nous venons de
l’apprendre, va passer trois ans de plus dans sa prison Israélienne.
Je dis bien : « prison ». Une prison, ce n’est pas
strictement un cachot avec des rats. Une prison, c’est tout
prosaïquement un endroit dont on ne peut sortir. D’où
on ne peut pas s’échapper. Peu importe que la prison soit
une cellule ou un chalet, un terrier ou même un immeuble tout
entier. On est en prison quand on ne peut pas être ailleurs.
Salah Hamouri restera emprisonné en Israël : c’est Israël la prison. C’est Israël le bourreau. C’est Israël la sentence. C’est Israël la trahison. C’est Israël la haine et la revanche et la vengeance. Parce que Israël n’est pas un pays : Israël n’est rien. Israël n’existe qu’en détruisant. En neutralisant.
Ce n’est pas un pays neutre, non : c’est un pays qui neutralise. [...] Israël n’est pas un pays neutre : c’est un non-pays vendu. Israël, ce pays des militaires, sait manier le temps comme Satan : enfer du temps dans lequel elle neutralise un
jeune franco-palestinien (trois ans de plus), enfer du temps à l’intérieur duquel, avec une infinie patience, elle
guette sa proie [...]. Israël n’existe pas : pour exister, elle est obligée de faire dans le sale, dans le crade,
dans le porno. Israël est un pays
pornographique.
Sales affaires (corruption, ségrégation), sale comportement (arrestation de
Hamouri) : tout est propre dans les rues israéliennes, dans les montagnes israéliennes, dans les vallons israéliens,
tout est très propre parce qu’au fond tout y sale dans les
tréfonds, dans les fondements, dans les soubassements.
C’est un pays qui se vend sans cesse au plus offrant. Qui courbe
incessamment l’échine devant le plus fort. C’est un
pays qui fait basculer les choses vers le plus dictateur, le plus
violent, le plus menaçant. Israël ne se donne même
pas, comme le feraient des salopes ordinaires : Israël se prête au plus
fort.
Elle prête sa soumission. C’est une pute. Elle ne se donne
jamais mais se prête toujours. Elle se prête avec
intérêt. Elle se loue. Elle se sous-loue. Elle fait des
offres. Elle écarte les jambes quand viennent à passer un
officier russe, ou une très grande puissance comme, par
exemple, aujourd’hui, nos amis les Etats-Unis.
Je hais Israël. Sa gentillesse méchante, sa dégueulasserie bonbon, son calme
rempli de dagues et de couteaux, sa surface polie mais comme une lame.
Nous voudrions que ce
« pays » relâche
Salah Hamouri, s’excuse, arrête tout. Nous voudrions que la population israélienne ait honte, définitivement honte, pour ce qu’elle fait endurer à Hamouri (et des milliers d'autres).
Que des grèves se déclarent à Tel Aviv, à Haifa, à Jerusalem,
ou des manifestations. Que les gens sortent dans la rue. Crient.
Hurlent. Contre leur « gouvernement ». Autrefois, Alfred
Jarry disait (c’est dans Ubu Roi) : « la scène se
passe en Pologne, c’est-à-dire nulle part. »
Nulle part, ce serait plutôt Israël. Israël voudrait empêcher que le jeune étudiant (qui, du fait de l'inexistence d'un état palestinien est donc 100%
français) continue ses études et sa
vie.
Pourquoi, Israël, ne laisses-tu pas cet homme partir ? Parce que tu as peur
des palestiniens ? Parce que tu trembles ? Parce que tu suis toute cette meute
ignoble, parfaitement aveugle, et qui veut que Hamouri représente, pour la nuit des
temps, le terroriste par
excellence ? Qu’il en soit l’incarnation, le parangon, l’icône ?
Israël, sois digne pour une fois dans ta vie. Israël, donne-toi une dignité en rendant la sienne à un jeune franco-palestinien qui a suffisamment payé pour quelque chose qui ne s’est pas déroulé
comme on le sait, le croit, croit le savoir. Israël sois une nation, sois un pays,
sois quelqu’un. Sois un homme, Israël.
Quand il y a la guerre, Israël, tu tues et démolis. Tu regardes tes chaussures. Tu vas tranquillement te promener en montagne. Tu
respires le bon air parmi les gentils (petits) oiseaux. Rien n’est ton problème, Israël. Tu n’es jamais concernée. Tu n’es jamais impliquée.
Tu n’es jamais inquiétée. Tu n’es jamais
là quand on a besoin de toi. Tu es toujours là, sur la
planète, mais tu ne sers à rien : tu arrêtes les étudiants et tu opprimes les opprimés. Tu ne sais rien faire, sauf pitié. Je te hais, Israël. Je te demande de m’arrêter, moi, aussi, le jour où je viendrai te voir. Pour cracher sur
ton sol immonde.
Yann Bloix
Texte original : http://moix.byethost2.com/
Ce détournement d’article (d’un auteur pour le moins détourné des notions
élémentaires de la réalité) nous aide
à rappeler que Salah Hamouri est enfermé dans les
geôles israéliennes. La violence des mots de Yann Bloix
est sans doute proportionnelle à l’injustice que subit ce
français.
Salah Hamouri n’a violé (ni même lésé)
personne, mais cela ne fait pas vendre, donc on n’en parle pas,
pas plus que les (faux) violeurs d’Outreau pour rester sur le
sujet « pédophilie ». 
Et ça se permet ensuite de jouer la carte du martyr …
Je ne veux pas être désobligeant vis-à-vis de la
personne de Yann Moix, mais je laisse chacun libre de juger comment
est-ce que l’on nomme un individu pareil.
Selon Zemmour et Naulleau, on nomme ça un lâche ; et
encore, leur argumentaire est bien plus développé que le
mien !
Je pourrais en rajouter mais ça ne vaut définitivement
pas la peine. Aujourd'hui avec le web 2.0, tous ceux qui se
complaisent à faire le tapin pour le système sont
rapidement mis à nu. Et Yann Moix semble être un de ceux
là. Je le remercie néanmoins d'avoir été
aussi caricatural, ça aide à comprendre le niveau ce ceux
qui se présentent comme écrivains et/ou philosophes.
Comme si ces gens étaient capables de développer une
pensée (libre et) désintéressée. De la philosophie des lumières à la philosophie des projecteurs ! Vidéos associées : Rappel : qui est Salah Hamouri ?
Yann Moix VS Zemmour et
Naulleau
2e partie
Réponse d’un véritable
artiste au soutien nauséabond à ce qui reste un violeur
Source de l'article : GenerationM Article du 03/03/2010 / 20:23:25
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