Hors
délais. En comptant que les questions orales de l'opposition
n'étaient pas arrivées « trois jours francs avant
le conseil », le maire de Talence Alain Cazabonne a
renvoyé son opposition au conseil du 23 septembre.
Y
compris le débat souhaité par le PS à la suite de
l'altercation dont a été victime l'imam de Cenon, qui
habite Talence, devant l'ancienne maison Lahire à Thouars (lire
en page 15).
Renvoyées à septembre
Denise
Greslard (PS) avait surtout l'intention d'interroger le maire sur la
gestion du lieu, « le projet de mosquée promise lors de la
dernière campagne électorale, les mesures d'ordre
économique et sociale que (vous) pensez mettre au service
durable de ces habitants », etc.
« Quand je vois en
plus que certaines questions que je ne citerai pas demandent des
réponses qui sont en fait tout un débat politique, je le
renvoie à plus tard », a tranché le maire. Il a
levé la séance en dépit des protestations de la
gauche, qui ne compte pas les jours de la même façon.
Quant à la question sur la vente de « livres relatifs
à l'islam dont certains prônent ouvertement
l'inégalité homme-femme » au marché de
Thouars, posée par Monique de Marco, la conseillère des
Verts, ce sera pour septembre aussi.
Préemption commerciale
Pourtant,
Thouars a bien été un thème récurrent de la
séance. D'une part à propos de l'attribution par le maire
d'un marché d'accompagnement de la ville dans sa démarche
de renouvellement du centre commercial de Thouars.
« C'est
complémentaire de la mission de M. Leray. C'est le volet
commercial du projet Thouars » a dit le maire.
La
société Objectif-Ville Consultants s'intéressera
autant aux questions foncières que commerciales, à
l'architecture et aux espaces verts, entre autres.
Un peu plus
tard, il s'agit d'accorder à la commune le droit de
préemption sur la cession des fonds de commerce, dans le seul
périmètre du centre commercial du quartier.
Stéphane
Ambry (PS) s'étonne et voudrait que ce droit s'exerce aussi au
centre-ville. Alain Cazabonne argumente : « À Thouars, on
sait ce qu'on veut faire, on a le projet derrière si on
préempte. Au centre, on ne peut pas obliger des
commerçants à venir. Que fera-t-on si un local
préempté reste vide ? ».
Monique de Marco en
profite pour plaider à nouveau contre la création d'une
rue « de passage » dans le centre commercial, et le maire
assure : « si l'étude en cours montre que c'est une
mauvaise idée, on changera ».