Elle ne devrait être ouverte aux
fidèles qu'au printemps 2010. Le gros des travaux est
désormais achevé, mais les finitions de la Grande
mosquée de Saint-Étienne sont en cours. À quelques
mois de cette ouverture attendue avec impatience par la
communauté musulmane stéphanoise, Mohamed Moussaoui,
président du Conseil français du culte musulman,
Saâd Bendourou, consul général du royaume du Maroc
à Lyon, pays dont le roi a financé pour moitié la
construction, Pierre Soubelet, préfet de la Loire, Maurice
Vincent, maire de Saint-Étienne et son premier adjoint Michel
Coynel ont visité les lieux sous la conduite de Larbi Marchiche,
recteur de la Grande mosquée.
On sait que le chantier,
entamé en 2004, a connu de nombreuses vicissitudes, qui sont
à l'origine du retard pris dans son achèvement. Notamment
la faillite de l'une des entreprises chargée des travaux, ce qui
a nécessité la venue d'une nouvelle équipe d'une
cinquantaine d'ouvriers du Maroc, maîtres dans cette architecture
spécifique. Si l'extérieur, visible de tous avec son
minaret et ses ouvertures en arcs en pierre sculptée du Maroc,
est remarquable, l'intérieur, avec ses plafonds de bois peint,
ses murs et ses colonnes recouverts de mosaïques multicolores, ses
balustrades, notamment celles de la mezzanine réservée
à la prière des femmes, sont splendides. « C'est la
plus belle de France », n'hésite pas à dire Larbi
Marchiche, pour ce lieu de culte qui reste, par sa décoration
marocaine, unique en Europe. Le chapiteau provisoire qui jouxte la
mosquée sera transformé en 2011 par un bâtiment en
dur qui abritera un centre culturel destiné notamment à
l'apprentissage de la langue arabe.
Christine Colomb